« Yalla », la Chronique CAN de BKN : Exorciser les démons de Yakro…
Pape Thiaw, le sélectionneur des « Lions » a beau soutenir que le huitième vers lequel s’avancent ses hommes ce samedi au Stade Ibn Batouta de Tanger, n’a rien à voir avec celui que le Sénégal avait perdu lors de la précédente CAN en Côte d’Ivoire. Déjà que son équipe n’a pas fait le plein de points à l’issue de la phase de poules, comme en 2024 (7 sur 9 et non 9 sur 9). Ensuite parce que, depuis, ses hommes ont appris à se remettre en question. Il n’empêche que le traumatisme de Yamoussoukro ne peut s’empêcher d’affleurer à la surface.
Les « Lions » avaient survolé la phase de poules et tout le monde les voyait conserver leur titre acquis en 2022 au Cameroun. Surtout que l’adversaire, la Côte d’Ivoire, tout pays hôte qu’elle soit, n’était passée que par le chas d’une aiguille. Mais, patatras ! Après avoir ouvert le score d’entrée de jeu, les « Lions » avaient inexplicablement reculé et « perdu le fil », comme l’avait reconnu le coach d’alors. Ce qui avait permis aux « Eléphants » de revenir dans la partie pour finalement s’imposer aux tirs au but avant de décrocher, quelques jours plus tard, leur troisième étoile de champions d’Afrique.
Certes la Côte d’ivoire n’est pas le Soudan. Cependant, sait-on jamais ? Sauf que, cette fois, ce n’est en principe pas le coach en place qui va demander à son équipe de se recroqueviller sur ses bases pour sauver un score. Ce n’est ni dans son ADN ni dans sa philosophie de jeu. Lui et ses hommes sont conscients d’aller vers un match compliqué face « à une équipe du Soudan bien organisée » et qui a promis de jouer ses chances à fond.
Malgré l’absence du capitaine et défenseur central Kalidou Koulibaly suspendu, les Sénégalais sont conscients de pouvoir s’en sortir. A condition cependant « d’être forts mentalement et efficaces sur les opportunités qui se présenteront », ont prêché, ce vendredi en conférence de presse, Pape Thiaw et son latéral droit Krépin Diatta. Malgré des statistiques élogieux (7 buts inscrits, un seul encaissé), les « Lions» semblent encore en garder sous la semelle. Alors que débute la phase à élimination directe, ils ont intérêt à élever le niveau. C’est le meilleur moyen d’éviter de revivre le scénario catastrophe de Yakro. Surtout que le sélectionneur des « Crocodiles du Nil » parle « d’incertitudes en défense, dues à l’absence de championnat au Soudan depuis 3 ans ».
N’empêche, il se surprend à rêver « d’aller le plus loin possible… Pourquoi pas remporter la Coupe ? » Il lui faudra d’abord passer sur le cadavre des « Lions » décidés à rattraper le coup foireux
que les « Eléphants » leur ont joué en 2024…
B.K.N






