Phases nationales 2025 – Amadou Kane, président de l’ONCAV : «Nous n’avons pas encore reçu la subvention de l’État»
Les phases nationales de l’ONCAV 2025 se tiendront, du 16 au 31 août, en Casamance (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou). D’ores et déjà, les responsables des régions se mobilisent pour une bonne organisation de ces joutes. Sur ce, le président de l’ONCAV, Amadou Kane, espère recevoir la subvention de l’État, contrairement à l’année dernière quand ils ne l’ont pas reçu lors des phases nationales de Diourbel.
Entretien.
Le tirage au sort des phases nationales a été effectué, jeudi 17 juillet 2025. Pouvez-revenir sur les grands axes de ce tirage et éventuellement sur les activités, lors de ces joutes, prévues en Casamance ?
Je rends grâce à Dieu qui nous a permis d’organiser cette manifestation. Remercier aussi les présidents d’ASC qui ont été présents à cette rencontre. Le tirage au sort donne le départ des phases nationales. À partir de vendredi, vous pouvez le vérifier. Vous verrez que toutes nos ASC vont se mobiliser pour aller à Ziguinchor chercher des lieux d’hébergement pour leur séjour durant ces phases nationales. C’est trente-deux équipes seniors réparties en huit poules de quatre. Au niveau des cadets, il y a vingt-sept équipes, réparties dans six poules.
Maintenant, nous allons organiser la compétition des U13. Cette compétition ne va concerner que les trois régions naturelles. Ce sont des enfants. Leur déplacement va être difficile. C’est pourquoi, on a préféré limiter la mobilité de ces jeunes. Il y aura huit équipes U13 à Sédhiou, 8 à Kolda et autant pour Ziguinchor. Au-delà du football, il y aura d’autres disciplines sportives. On veut organiser le basket féminin et masculin, cette année. Durant les phases, on est en train de préparer nos ASC pour la mise en place des équipes de basket et d’handball pour l’année prochaine. C’est pourquoi nous avons voulu faire un essai à partir de Ziguinchor. Nous avons demandé à l’ORCAV de Ziguinchor de voir la possibilité de faire des sélections régionales ou s’il y a des ASC qui ont la capacité de mettre en place des équipes. Ce serait bien.
En dehors du sport, l’ONCAV a-t-il prévu d’autres activités ?
Effectivement, au-delà de l’aspect sportif, il y a les autres activités culturelles. D’ailleurs, nous allons les organiser, comme à l’accoutumée. Il y aura aussi l’Université des Navétanes. Depuis que le président de la République (Bassirou Diomaye Faye) a demandé aux Sénégalais de fêter le professeur Amadou Mactar Mbow, nous avons pris la décision, cette année, de présenter le professeur Amadou Mactar Mbow comme un bon exemple. On est en train de travailler avec le ministère de l’Éducation nationale et notre tutelle, le ministère de la Culture, pour voir la faisabilité de cet évènement. Notre devise est la citoyenneté active au sein du développement. Donc, toutes ces activités que nous faisons vont dans ce sens. Il y a beaucoup de Sénégalais qui ne sont jamais allés en Casamance. Ce sera une occasion pour eux de le faire. Je souhaite que les phases nationales soient bonnes. En tout cas, nous travaillons pour qu’à cette période bien donnée, du 16 au 31 août 2025, que la seule destination du Sénégal soit la Casamance.
Où en êtes-vous dans la préparation, à presqu’un mois du démarrage. Peut-on dire que tout est fin prêt pour une bonne organisation ?
Une telle activité ne peut pas être prête en un jour ou bien avant le démarrage. C’est évident que nous avons vu une forte mobilisation de nos responsables du Sud. Que ce soit dans la région de Ziguinchor, Sédhiou ou Kolda. Les principaux responsables se sont mobilisés par rapport au calendrier établi. Nous remercions, à cette occasion, madame le ministre des Sports, Khady Diène Gaye, qui a instruit les Gouverneurs à organiser des Comités régionaux de Développement à Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Aujourd’hui, on peut dire, sans se tromper, nous allons vers une organisation de très bonnes phases nationales sportives, culturelles et scientifiques.
Le champion en titre, Farba de Dakar, avait reçu une prime de deux millions FCFA, l’année dernière. Peut-on s’attendre à une revalorisation de cette prime, cette saison ?
Je peux accepter qu’on me dise en acceptant d’augmenter mais pas revaloriser. Parce que ce n’est pas la prime qui valorise ou dévalorise la compétition. En tout cas, notre objectif est de créer de bonnes conditions pour nos ASC. Si les moyens nous permettent, on va le faire. Dans le passé, tous les Sénégalais savent que nous avons donné des primes de cinq millions FCFA. L’année dernière, on n’en avait pas. Cette année, au moment où je vous dis, vous m’avez parlé de budget. Actuellement, on n’a pas encore fait le dixième du budget. Mais, si Dieu nous prête vit et que nous assiste à avoir de l’argent, on le fera. Si vous regardez le budget, presque 60% à 65%, concerne la prise en charge des ASC, pour leur transport, leur restauration. Chaque ASC aura un forfait de 50.000 FCFA par jour. Ce qui veut dire que nous travaillons pour les ASC. Au niveau du Navétane, les gens sont habitués à cela, qu’à bien même. Il y a aucune ASC, qui investit 100 millions FCFA et dit, après avoir remporté la coupe zonale, départementale ou nationale, je vais gagner 120 millions FCFA. Ce n’est pas le charme du Navétane (…). Si nous avons les moyens, nous allons les redistribuer à nos différentes ASC.
Justement, l’année dernière, l’ONCAV n’a pas reçu la subvention de l’État. Qu’en est-il pour cette année ?
Nous n’avons pas encore reçu la subvention de l’État. Mais, nous espérons la recevoir. Nous sommes un démembrement de l’État. Il est en train de faire quelque chose pour nous. Je l’ai dit tout à l’heure que le ministre des Sports a instruit tous les Gouverneurs de convoquer des CRD. Tous les préfets ont convoqué des Comités départementaux de Développement (CDD). Déjà, c’est un acquis important. Nous travaillons avec notre tutelle (ministère des Sports, de la Jeunesse et Culture) sur tout ce qu’on est en train de faire. Donc, on ne peut qu’espérer avoir le soutien de l’État. Je pense que l’État va nous soutenir. Ce soutien, qu’à bien même, on en a besoin.
Par Cheikh Demba NDIAYE







