CHAN 2024 : Un long périple entre Zanzibar et Kampala pour une place en demi-finale
Le voyage est long, l’excitation, immense. Entre le soleil de Zanzibar et les montagnes de Kampala, la distance qui sépare les Lions de la Téranga de leur quart de finale n’est pas qu’une question de kilomètres, c’est une véritable odyssée.
La journée a commencé sur l’île touristique de Zanzibar. C’est ici, à plus de 1583 km de leur destination, que la première étape se joue. L’avion s’élance pour un vol de trois heures, avec une escale à Kilimandjaro, un nom qui fait rêver, mais qui n’est ici qu’une courte pause avant de s’envoler de nouveau. L’aéroport d’Entebbe, à une heure de Kampala, est notre porte d’entrée en Ouganda, l’aéroport de la capitale étant fermé pour l’événement.
Une fois la douane franchie, un taxi nous attend. Le trajet d’une heure et vingt minutes sur l’autoroute à péage est une immersion immédiate dans la vie ougandaise. Les paysages défilent, des montagnes majestueuses où s’accrochent maisons et immeubles, une architecture à couper le souffle. Le volant du chauffeur est à droite, comme en Tanzanie, rappelant l’héritage britannique du pays.
Mais ce qui frappe le plus, c’est la ferveur qui se dégage de cette ville. Les embouteillages sont colossaux, preuve de la densité de la population, mais malgré le chaos, les Ougandais, qui reconnaissent les étrangers, nous accueillent d’un air courtois avec un simple mot : « CHAN ». Partout, des banderoles et des affiches confirment l’importance de la compétition. Ce n’est pas qu’un match, c’est un événement qui fait partie du quotidien, et l’Ouganda, qui accueillera la CAN 2027, veut prouver qu’il est à la hauteur de l’organisation.
À quelques kilomètres du stade Mandela, le théâtre des opérations pour le match entre les « crabes » et les « lions », on sent déjà la tension. L’ambiance est électrique, et on comprend vite que le match se jouera à guichets fermés. Le voyage a été long, mais il en valait la peine. L’Ouganda a mis les petits plats dans les grands, et le spectacle ne fait que commencer. Ses deux co-organisateurs le Kenya et la Tanzanie ont déjà dit bye-bye. Les Cranes vont tenter de résister aux Lions du Sénégal, champions en titre, qui ont toujours très faim.

Malang SANE, envoyé spécial à Kampala





