Vandalisme à Rufisque : le préfet annonce des poursuites judiciaires
Le préfet de Rufisque Magatte Diouck a tenu un point de presse ce lundi à la préfecture pour faire état des incidents survenus depuis jeudi dernier lors des demi-finales départementales de Navétane. Face à la gravité des violences, il a décidé de suspendre toutes les compétitions sportives dans la ville jusqu’à nouvel ordre, promettant que les auteurs d’actes de vandalisme seront poursuivis en justice.
Lors de cette déclaration, le préfet a rappelé le cadre initial de l’événement : « Lors de l’ouverture du Navétane 2025, un point de presse avait été organisé pour présenter l’organisation, la vision et les objectifs de cette compétition, dans un esprit de fraternité et de calme (…) Des mesures avaient été prises par l’administration pour garantir la sécurité des participants et des spectateurs », a-t-il souligné.
« Les Navétane ne peuvent plus se poursuivre tant que la sécurité n’est pas assurée »
Malgré la mobilisation et plusieurs réunions de sensibilisation avec les acteurs du mouvement, des incidents graves ont éclaté. « J’ai alerté (après l’incident du match entre Thiawlène et Castors, le mardi 30 septembre), j’avais lancé des avertissements pour tenter d’éviter de tels débordements, afin que la compétition puisse se dérouler dans la sérénité conformément à l’esprit du Navétane », a expliqué le préfet. En conséquence, la finale de la Zone 1D, initialement prévue le samedi 4 octobre entre Renaissance Camp Marchand et Castors, a été suspendue suite aux affrontements entre quartiers.
Les événements du vendredi 2 octobre ont marqué un tournant dans la crise. Violences inédites, destructions de biens, saccages de véhicules et maisons, ces actes ont profondément choqué la communauté locale. Face à cette flambée de violence, l’administration a immédiatement décidé de suspendre toutes les activités sportives dans la ville pour permettre un retour au calme. « La sécurité des personnes et des biens est prioritaire. Les Navétane ne peuvent plus se poursuivre tant que la sécurité n’est pas assurée, tant que la sécurité des personnes n’est pas garantie », a affirmé le préfet, dénonçant les dégâts matériels et la dégradation du climat social.
« Une enquête a été ouverte, les responsables seront punis »
Pour faire face à cette crise, le préfet a organisé une réunion de crise avec les responsables des quartiers de Darou Salam et Dangou, points chauds de la violence. « Nous avons mis en place un cadre de concertation afin d’apaiser la situation et rechercher des solutions durables. Cependant, il ne fait aucun doute que des actes de vandalisme ont été commis, et la justice doit faire son travail », a déclaré M. Diouck.
Le préfet a assuré que tous les coupables, complices ou instigateurs, seront identifiés et traduits devant la justice conformément à la législation en vigueur. Une enquête a été ouverte, et les premières arrestations devraient intervenir dans les prochains jours. Enfin, il a réaffirmé l’engagement de l’État à garantir la sécurité dans toute la ville : « La police sera déployée dans les quartiers concernés pour maintenir l’ordre et rétablir la quiétude. La sécurité de tous reste notre priorité », a-t-il conclu.
Cheikh Demba NDIAYE






