Malick Daf, coach Teungueth FC : «Ce trophée, je le dédie à ma mère»
Pour sa première saison à Teungueth FC, Malick Daf a amené le club rufisquois au sommet du football sénégalais. Entre travail, persévérance et foi, le coach décortique les clés d’un titre mérité. Un succès collectif qu’il partage avec son staff, ses dirigeants, ses supporters… et une pensée émue pour celle qui priait pour lui depuis son lit d’hôpital.
Entretien
Alors coach, quel sentiment vous anime après être devenu champion du Sénégal ?
D’abord je rends grâce à Dieu, comme toujours. Je pense que rien n’est donné d’avance. En football, il faut travailler pour mériter ce qu’on obtient.
Vous êtes arrivé dans un groupe presque entièrement renouvelé. C’était un défi de construire avec autant de nouveaux joueurs et un nouveau coach ?
Quand tu viens dans une nouvelle équipe, avec la plupart, la totalité des joueurs qui sont nouveaux, avec un nouveau coach, il est toujours difficile de commencer un projet. Mais avec patience, persévérance, avec travail, je pense qu’on y est arrivé.
Vous insistez beaucoup sur le travail. C’est ça qui a fait la différence dans ce championnat très serré ?
Mais, c’est dans le travail. C’est en travaillant qu’on peut obtenir ce qu’on veut. Dans ce championnat sénégalais, il y a le nivellement des valeurs. Les équipes se valent. Il n’y a pas une grande différence entre les équipes. On a été conscients, on a été réguliers, on a bien travaillé. Les joueurs ont bien respecté les consignes. Je pense qu’à la fin, le titre est là.
Vous parlez de grâce divine, mais aussi du collectif. Qui vous a accompagné dans ce sacre ?
Je rends grâce à Dieu, comme je dis. Quelqu’un d’autre pouvait gagner le titre de champion, mais Dieu me l’a donné. Donc je rends grâce à Dieu. Il y a tout un staff derrière qui m’accompagne. Il y a le président Babacar Ndiaye qui n’a pas lésiné sur les moyens pour nous accompagner. Le manager général Badou Dia, les supporters qui sont toujours derrière nous. Je pense que c’est le fruit du travail de toute une équipe.
Cette équipe a été impressionnante défensivement : 25 clean-sheets, 6 buts encaissés. C’est du jamais vu ?
Je pense que ce titre est vraiment mérité, parce qu’avoir un gardien de but qui a fait 25 clean-sheets, vraiment il faut le faire. Ce n’est pas donné à une équipe. Encaisser 6 buts dans une saison, il faut voir, même en statistiques, en Europe ça ne se voit pas. Donc ce n’était pas évident, mais on a bien travaillé. C’est le fruit du travail de toute une équipe.
Pour terminer, on sait que vous traversez un deuil. Vous dédiez ce trophée à quelqu’un de spécial ?
J’ai perdu un parent il y a quelques jours (il a perdu sa maman). On ne peut pas se permettre de trop fêter un trophée. J’aurais voulu qu’elle soit là parce qu’elle avait prié pour que je remporte le championnat. Le jour de la Tabaski, alors qu’elle était à l’hôpital, elle avait prié pour moi. Ses prières ont été exaucées, mais aujourd’hui elle n’est plus là. Ce trophée, je le dédie à ma mère, ainsi qu’aux supporters et à toute l’équipe.
Par Cheikh Demba NDIAYE







