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Abdoulaye Sy : « À Guelwaars toutes les conditions sont réunies, même les doubles primes »

En marge de la victoire des Guelwaars au Stade Maniang Soumaré, devant Amitié FC 2-1, ce samedi, pour le compte de la 3e journée en Ligue 2, Abdoulaye Sy, le coach de l’équipe fatickoise s’est entretenu avec Dsports. Au menu, l’arbitrage du match Guelwaars-Amitié jugé partial par le technicien et la ruse qui lui a permis de semer son adversaire du jour. L’entraîneur est également revenu sur les conditions de travail qu’il estime bonnes à l’ASC Guelwaars de Fatick, allant de l’espace d’entraînement à la double prime. Abdoulaye Sy n’a pas manqué de rappeler son échec avec son ancienne équipe, la Linguère.

Quelle analyse faites-vous de ce match que vous avez gagné ?

C’est un match tranquille. Mais à un moment l’arbitre a envenimé le match. Tout le monde a vu qu’il voulait que l’adversaire marque un but… Mais entre les deux équipes, il n’y a pas photo. On est plus puissant et meilleur qu’eux dans le jeu. L’arbitre donnait des fautes en faveur de l’adversaire, ce qui n’est pas juste. Cette situation a fait monter les nerfs des joueurs et des dirigeants.

Malgré tout vous avez gagné le match…

Oui on a gagné mais ce qui s’est passé est incroyable.

Quelle lecture tactique pouvez-vous faire de cette victoire ?

Sur le plan tactique, il n’y a pas photo. On a réglé le problème tout au début du match. On joue à trois derrière. On savait qu’ils avaient vu nos vidéos et ils se sont préparés pour nous attaquer avec trois attaquants et prendre nos trois centraux. Finalement on a joué à quatre. Ils ne pouvaient pas revenir pour changer.

Ce sont vos milieux de terrain qui ont marqué. Comment arrivez-vous à les impliquer ?

C’est un travail qu’on fait à l’entraînement. Les milieux de terrain se projettent. Ils ont l’intention d’aller de l’avant et c’est une culture de jeu. S’ils récupèrent et restent derrière, ils n’ont pas cette chance de marquer.

Vous sollicitez beaucoup les côtés et travaillez avec un milieu très technique…

Bien sûr ! Mes causeries c’est sur ça et à l’entraînement il y a beaucoup de séances techniques. Je reviens sur la technique pour mieux faire comprendre aux joueurs le geste. Dans le jeu, j’aime les joueurs qui s’appliquent avec le ballon et ne pas les vendanger. Pour cela il faut que le joueur soit calme avec une prise d’information très rapide. On y travaille beaucoup et je pense qu’on n’a pas encore atteint notre vitesse de croisière. D’ici la 5e à la 6e journée, on installera davantage notre jeu.

Quel est l’objectif de Guelwaars cette saison ?

Notre objectif est de gagner tous les matchs. En National 2 et en National 1 on a perdu un match. Là, je reviens à Guelwaars et ma philosophie est de gagner tous les matchs. Si on a cet objectif, je pense qu’on pourra y arriver.

En début de saison dernière vous déclariez : « On verra une équipe de la Linguère agréable à regarder ». Promettez-vous le même spectacle à Guelwaars ?

Est-ce que vous avez vu du spectacle ? Et si il y en a, c’est parce que j’ai échoué à la Linguère où je n’ai pas pu mettre en place ce jeu faute de temps, de joueurs et de terrain d’entrainement. De retour de notre préparation hivernale, il fallait faire 15 à 20 km pour aller à Gandiol et s’entraîner sur du sable.

Aujourd’hui les conditions sont-elles réunies pour réussir à Guelwaars ?

J’ai le temps de travailler et je suis à l’aise à Fatick. Toutes les conditions sont réunies. À Guelwaars il y a des doubles primes parce qu’il fait chaud. On joue très bien et on s’entraîne pour gagner.

Propos recueillis par Abdoulaye Diouf

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