Amadou Diop, l’ancien de GF raconte sa vie de footballeur au Népal
Arrivé de Génération Foot, il y a quelques mois, Amadou Diop a déjà conquis les cœurs des supporters de Kathmandu RayZers, un club évoluant dans le championnat de Népal de première division. Avec Dsports, l’attaquant sénégalais de 18 ans, auteur de 3 buts en 5 matchs, raconte sa vie de football dans ce pays situé en Asie du Sud.
Entretien
Pour commencer, peux-tu nous parler de votre parcours en tant que joueur de football ?
J’ai débuté à Guédiawaye dans un club appelé Le Réveil. J’ai évolué dans toutes les catégories avant d’aller poursuivre mon apprentissage à Génération Foot. Quand je suis arrivé, on m’utilisait comme latéral ou piston droit. Je suis également capable d’évoluer comme excentré droit et gauche. C’est grâce à cette polyvalence qu’on m’a intégré dans l’équipe première en 2024 sous Diafra Sakho et Djiby Fall. Cette saison, j’ai évolué sous les ordres de Moustapha Seck en Coupe de la Ligue. D’ailleurs, c’est lui qui a facilité mon transfert au Népal.
Justement, d’où est venue l’idée ou l’envie de rejoindre le Népal ?
Comme je l’ai expliqué en haut, l’idée est venue de mon entraîneur en équipe réserve de GF, Moustapha Seck qui est avant tout un père et un conseiller pour moi. Quand il est arrivé, il m’a confié le brassard de capitaine. Quand il m’a dit qu’on me voulait du côté de Népal, je n’ai même pas hésité, parce que quand ça vient de lui, je suis rassuré. C’est un professionnel expérimenté qui maitrise le milieu.
Pourquoi ce choix de rejoindre Népal, un pays « isolé » et un championnat exotique, surtout pour un jeune joueur comme toi qui avait la possibilité de rejoindre l’Europe ?
C’est parce qu’à Génération Foot, c’était difficile d’avoir du temps de jeu dans l’équipe première. Il fallait découvrir un autre challenge. Actuellement, je suis en train de réussir mon pari, je marque des buts, je prends du plaisir. Je ne pas là pour s’éterniser dans ce championnat. L’objectif est de briller pour séduire les clubs des championnats européens.
Comment s’est passé vos débuts avec Kathmandu RayZers ?
D’abord je ne suis pas seul ici. Je suis arrivé en compagnie de Bakary Mané qui était notre capitaine à Génération Foot et un certain Cheikh Guèye qui était également un coéquipier à Génération Foot. On a frappé fort lors de notre premier match. On était mené 2-0, j’ai réduit le score, puis provoqué un penalty, transformé pour le 2-2. Depuis, tout le monde parle de nous. On est devenu très célèbre dans ce championnat.
Racontez-nous un peu la vie au Népal ?
C’est un beau pays, les gens sont accueillants. Tout se passe très bien. On nous a bien intégrés, les supporters nous ont déjà adoptés. Même si le championnat n’est pas trop médiatisé, c’est-à-dire loin de ce qui se fait de mieux ailleurs en Europe, ça reste une League compétitive.
Il y a-t-il un écart de niveau entre le championnat sénégalais et celui de Népal ?
Il y a une grande différence entre les deux championnats. Au Sénégal, c’est beaucoup plus compliqué. Le championnat est très physique, ça demande d’être un peu costaud, la technique ne suffit pas. Contrairement à ce qui se passe ici. C’est moins compliqué, donc c’est facile de s’imposer quand tu es un joueur technique.

Par Aliou FAYE








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