A LA UNE Les Premières et Dernières fois... Ligue 1 Pikine

Amar Fall : « La première chose qui m’a impressionné à l’AS Pikine… »

Dans ce numéro de la Rubrique ‘’Les Premiers et derniers’’, c’est Amar Fall qui est invité. Portier de l’AS Pikine, il s’est imposé comme l’un des meilleurs derniers remparts de la Ligue 1 sénégalaise.

 

La première fois que vous avez su que vous pouviez être un très grand gardien ?

C’est maintenant là. Au début ce n’était juste qu’une passion. J’aimais juste porter les gants et garder les cages. Je ne pensais pas atteindre ce niveau-là. Mais quand j’ai commencé à être titulaire dans un club de Ligue 1 jusqu’à être appelé en sélection locale, je me suis dit je peux vraiment réussir. Et je continuerai à travailler dur pour devenir un très grand gardien.

 

La première chose qui vous impressionné à l’AS Pikine ?

C’est les supporters je crois. Ils aiment ce club. Ils l’adorent. Ils donneraient tout pour le club. Cela fait partie de ce qui a motivé mon choix pour l’AS Pikine. C’est un grand club. Les supporters sont certes exigeants mais cela te permettra d’aller de l’avant. C’est motivant. Ça nous galvanise et nous pousse à ne jamais lâcher. Je reconnais que cela peut être compliqué parfois parce que l’on ne veut pas les décevoir. Ils mettent toutes leurs activités de côté pour venir nous soutenir.

 

La première fois que tu as regardé un match des Lions du Sénégal au stade ?

J’y étais avec les gars de mon quartier. C’était un match du Sénégal contre Madagascar en 2015 je crois au stade Léopold Sédar Senghor. On avait gagné 3-0 et je me rappelle Mame Birame Diouf qui venait de perdre sa mère avait marqué le troisième et le lui avait dédié. Cela m’avait beaucoup touché parce que je suis très proche de ma mère. Et quand je vois quelqu’un perdre sa mère, ça me touche énormément.

 

La première chose que vous faites au réveil ?

Comme tout musulman, je me réveille, je prends ma douche, je fais mes ablutions et je prie. Après je pars à l’entraînement puisqu’on s’entraîne le matin. Lorsque l’équipe ne s’entraine pas, je pars à la salle ou à la plage je m’entraîne tout seul. À mon retour, je prends ma douche, mon petit déjeuner et je me repose.

 

Le premier footballeur qui vous a fait rêver ?

Edouard Mendy. C’est un sacré bon gardien. L’un des meilleurs du monde. Je l’admire beaucoup. Il a un parcours atypique. Il a traversé des difficultés, il est parti du bas pour atteindre les sommets. Cela montre que rien n’est facile et il ne faut jamais lâcher prise. Qu’il faut croire en soi, faire ce que l’on à faire et Dieu décidera de la suite. J’aime bien sa façon d’être. Il est toujours serein, dans son coin, jamais de vague. Il travaille dans la discrétion. Je m’inspire de ça et je travaille pour, si Dieu le veut, atteindre ce niveau.

 

La dernière fois qu’un footballeur pro évoluant à l’étranger vous a offert son maillot ?

C’est Jean Barthelemy Diouf du TP Mazembe, ancien joueur de Génération Foot. C’est un ami à moi. On se connaît depuis longtemps. On a grandi à la Medina. Quand il est en vacances, on passe beaucoup de temps ensemble. Et j’espère qu’il ira loin dans sa carrière, c’est un bon gars.

 

La dernière fois que des chants de supporters vous ont donné la chair de poule ?

 

C’était avec mon ASC Fass Delorme. J’ai grandi là-bas et j’ai toujours rêvé de jouer là-bas depuis tout petit. Le jour où j’ai porté le maillot pour la première fois, ils ont commencé à chanter mon nom, j’étais tellement fier et honoré d’entendre mon nom raisonner dans le stade. C’était les gens de mon quartier avec qui j’ai grandi et certains qui m’ont vu grandir. Cela faisait énormément de plaisir. Je peux aussi ajouter lorsque les supporters de l’AS Pikine chantent « Pikine la dioudo, Pikine la Yaro », ça donne la chair de poule. Ils sont très fiers de leurs quartiers. Cela me donne des frissons parce que ça me rappelle beaucoup de choses.

 

La dernière offre de contrat que vous avez eue ?

C’est tout récent mais je ne veux pas entrer dans les détails. Mon entourage y travaille pour moi. Je me concentre sur ma fin de saison avec mon équipe AS Pikine. Après on verra.

 

La dernière fois que tu as mangé chez un Maiga

(Rires…). On y va tout le temps. Je ne me souviens même plus. Après les matchs, après les entrainements. J’y vais quand j’en ai envie.

 

Le dernier livre que vous avez lu ?

 

C’était l’Os de Mor Lam de Birago Diop. C’était une œuvre au programme. Ma mère adorait qu’on lise. Elle nous achetait des livres. Mais je ne jetais un coup d’œil que de temps en temps.

Par Ndèye CAMARA

Articles similaires