Cheikh Mbacké Diop (AS Saloum) : « Le penalty que j’ai arrêté contre Jaraaf en 2022… »
Révélé à la Sonacos et désormais gardien de l’AS Saloum, Cheikh Mbacké Diop revient, à travers notre rubrique »Les Premières et dernières fois » sur les moments marquants qui ont façonné son parcours : ses premières inspirations, ses erreurs, ses réussites et ces instants intimes qui ont nourri son rêve de devenir portier professionnel.
La première fois où tu as compris que tu deviendrais gardien de but ?
À la base, j’étais attaquant, excentré droit. Mais quand on était petits, on jouait souvent avec nos grands frères, et le plus jeune se retrouvait gardien. À chaque fois, je faisais de bons matchs : je sortais des arrêts décisifs, j’arrêtais des penalties, et les gars venaient toujours me chercher pour jouer. C’est là que la passion est née. J’aimais aussi porter des gants et regarder les entraînements de gardiens dans mon quartier. Ensuite, j’ai rejoint Louga Academy Keeper, un centre spécialisé pour gardiens. Mon coach, Serigne Bass Lo, m’a énormément aidé. Je le remercie encore aujourd’hui : il m’a accompagné et m’a permis de croire en ce rêve. Je lui dois beaucoup.
Qui a été le premier gardien qui t’a inspiré ?
J’ai toujours traîné avec des gardiens. Dans notre quartier, deux portiers jouaient pour notre ASC Wallydan (Louga) : Adiouma, aujourd’hui entraîneur des gardiens à Diambars, et Serigne Diaw. Ils m’impressionnaient. L’un jouait les matchs, l’autre entrait lors des séances de tirs au but et faisait le travail parfaitement. Sinon, j’admire beaucoup André Onana : sa relance, ses arrêts… Certes, il a des moments difficiles, mais pour moi, c’est un gardien complet.
Le premier match où tu as vraiment éclaboussé de ton talent ?
Mon premier match de championnat : Sonacos – Jaraaf en 2022, à domicile. Malgré la défaite 1-0, j’ai arrêté un penalty. Ça m’a donné énormément de confiance. C’était mon jour et je l’ai réussi.
La première fois où tes parents sont venus te voir jouer ?
C’était ce même match contre Jaraaf. Pendant l’échauffement, j’ai aperçu mon père. Je suis allé le saluer. J’étais fier, parce qu’au début, ce n’était pas facile de les convaincre de me laisser jouer au foot. Comme beaucoup de parents, ils voulaient que je continue les études. Voir qu’ils viennent désormais me soutenir, c’est un souvenir précieux. Après le match, il m’a félicité et prié pour moi. Je crois que c’est cette motivation qui m’a aidé lors du penalty arrêté.
La première fois où tu as fait une grosse boulette ?
C’était en Coupe du Sénégal, l’année dernière, contre Ajel en huitième de finale. À la 87e minute, un centre a créé un malentendu entre le défenseur et moi. L’attaquant d’Ajel a chipé le ballon et marqué. Ensuite, lors du match suivant contre Teungueth en championnat, le coach m’a écarté. Une erreur se paye cash. Ce sont des choses qui arrivent, mais on en tire des leçons.
La dernière fois que tu as arrêté un penalty ?
En Coupe du Sénégal contre l’US Rail en 2024. J’avais arrêté deux penalties lors de la séance de tirs au but, mais malheureusement, on a quand même été éliminés.
Le dernier match disputé avec la Sonacos ?
C’était en demi-finale de Coupe de la Ligue contre l’AS Pikine. On a été éliminés. Une défaite amère, surtout après un parcours sans défaite en phase de groupes, puis des victoires contre Casa Sports et l’US Gorée. On y croyait vraiment. Je ne savais pas encore que ce serait mon dernier match, car j’étais toujours sous contrat avant de décider de le résilier il y a quelque temps.
La dernière fois où tu es allé au Maïga avec tes amis ?
Récemment, à Louga, la veille de mon départ pour rejoindre l’AS Saloum. On y va souvent. Quand je suis à Louga, on est toujours ensemble. C’est un lieu où on discute, on se détend… ça fait du bien.
La dernière chanson que tu écoutes avant d’entrer sur le terrain ?
J’ai une playlist que j’écoute tout le temps. Mais avant les matchs, j’écoute le khassida “Jawartou”, que je reprends en même temps dans le bus. Ça m’aide à rester calme et concentré.
Ndèye CAMARA







