Des étoiles plein les yeux, mais les pieds sur terre : les Lions entre confiance et sérénité avant d’affronter le Botswana
À la veille de l’entrée en lice du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations 2025, trois joueurs se sont présentés en zone mixte avant la séance d’entraînement du jour : Antoine Mendy, Yevann Diouf et Pathé Ciss. Tous ont tenu un discours marqué par l’enthousiasme, le respect de l’adversaire et une volonté commune d’aborder la compétition avec sérieux et humilité.
Antoine Mendy : « un rêve éveillé qu’il faut maintenant justifier sur le terrain »
Pour Antoine Mendy, cette première CAN avec les Lions a une saveur particulière. Le latéral n’a pas caché son émotion,
en rappelant l’exigence du haut niveau.
« J’ai des étoiles plein les yeux de vivre cette aventure avec le groupe. C’est un rêve. Maintenant, il faudra le prouver sur le terrain », a-t-il confié.
Conscient de l’importance de l’entrée en matière face au Botswana, Mendy a évoqué une progression mesurée de l’équipe.
« C’est une très belle étape demain. On avance étape par étape, et l’objectif est de gagner ce premier match », a-t-il ajouté.
Le joueur a également salué le rôle des cadres, véritables piliers du vestiaire.
« Les anciens nous montrent l’exemple. Certains ont disputé cinq ou six CAN. Ils vont encadrer tout le groupe et nous apporter les meilleures solutions pour aller le plus loin possible dans cette compétition ».
Sur le plan de la préparation, Antoine Mendy se veut rassurant.
« Nous avons bien abordé ce match. Nous nous sommes préparés pendant une semaine au Sénégal. On ne néglige aucune équipe, on respecte tout le monde, et il faudra être concentrés dès la première minute », a-t-il conclu.
Yevann Diouf : « La CAN exige humilité et maturité »
De son côté, Yevann Diouf s’attend à une entrée en lice compliquée, comme souvent dans ce type de compétition.
« Ce sera un match difficile. Un premier match dans une grande compétition n’est jamais simple, mais nous travaillons ensemble depuis plusieurs mois », a-t-il expliqué.
Le gardien a reconnu que le temps de préparation aurait pu être plus long, tout en relativisant.
« On aurait aimé avoir davantage de temps pour le rassemblement, mais c’est la même chose pour toutes les équipes. Nous avons tous le même temps de préparation ».
Lucide, Diouf insiste sur la particularité de la Coupe d’Afrique.
« Nous abordons cette CAN avec beaucoup d’humilité. C’est une compétition très spéciale, et pour la gagner, il faut être prêt mentalement et collectivement », a-t-il souligné.
Pathé Ciss : « Le statut de favori ne doit rien changer »
Enfin, Pathé Ciss a livré un discours empreint d’expérience et de lucidité. Le milieu de terrain rappelle l’importance du respect de l’adversaire.
« Nous préparons ce match avec tout le sérieux nécessaire. Il faut bien préparer la rencontre et respecter l’adversaire », a-t-il déclaré.
Conscient des pièges des premiers matchs, il reste vigilant.
« Les matches d’ouverture sont souvent compliqués, mais nous préparons chaque rencontre de la même manière ».
Interrogé sur le statut de favori du Sénégal, Ciss se veut mesuré.
« Ce statut ne nous met pas de pression. Nous faisons partie des équipes attendues, mais il faut rester humbles et respecter tous les adversaires. Une CAN n’est jamais facile ».
Enfin, le milieu sénégalais a évoqué la concurrence au cœur du jeu, qu’il perçoit comme une richesse.
« Il y a une forte concurrence au milieu de terrain, mais nous sommes tous prêts à nous donner à fond pour l’équipe », a-t-il conclu.
Khadim DIAKHATÉ, envoyé spécial à Tanger







