El Hadji Malick Guèye, gardien GFC : « J’ai connu une période difficile, mentalement c’était compliqué »
Il revient de loin. Arrivé à Guédiawaye en tant que 4e dans la hiérarchie des gardiens, El Hadji Malick Guèye est devenu le choix n°1 d’Ansou Diadhiou. Dans cet échange avec Dsports, l’ancien international U17, qui a joué avec Pape Matar Sarr, Mikayil Ngor Faye, revient sur sa grave blessure en 2019 qui a failli faire basculer sa carrière.
Entretien
El Hadji Malick, qu’est-ce-que vous pouvez nous dire sur votre saison à Guédiawaye FC ?
C’est ma première année à Guédiawaye cette saison. Au début c’était un peu difficile puisque je n’ai pas fait la préparation hivernale avec le groupe donc c’était compliqué par rapport à l’adaptation mais pas pour longtemps, je me suis vite habitué. Les coachs et les joueurs m’ont mis à l’aise.
Êtes-vous satisfait de vos performances jusque-là ?
Je ne suis pas encore satisfait parce que ça me reste encore beaucoup de travail. Mais j’ai beaucoup évolué sur le plan personnel, j’ai eu le temps de jeu que je voulais. J’ai déjà joué 7 matchs pour 3 clean-sheets.
Comment vivez-vous la concurrence ?
C’était difficile à mon arrivée ici, j’ai trouvé d’excellents gardiens qui étaient là. Mais j’ai beaucoup travaillé, ce qui m’a permis de progresser. Je crois que j’ai trouvé ma place dans l’équipe et je continuerai à travailler. Quand je suis arrivé, j’étais le quatrième dans la hiérarchie. Après trois journées j’ai été convoqué avec l’équipe première. Par la suite, je suis tombé malade juste après le match de Coupe du Sénégal contre Essamaye, ce qui a un peu brisé mon élan. Après quelques semaines d’absence, j’ai effectué mon retour dans l’équipe première à partir de la 11e journée. Depuis lors, je reste à la disposition du staff technique. Je commence à enchaîner les titularisations, je garde les pieds sur terre parce que c’est facile d’arriver au sommet mais le plus difficile c’est d’y rester pendant longtemps.
Cette saison, on a vu une équipe de GFC capable du meilleur comme du pire. Qu’est-ce qui explique cette inconstance ?
Je crois qu’on est en reconstruction, on a beaucoup de recrues. L’équipe n’avait pas l’effectif et le collectif qu’il faut pour s’imposer. On n’était pas soudé comme nos adversaires. Mais ces dernières semaines, on a constaté une nette amélioration dans le jeu. L’entraîneur tient enfin son onze-type. On a vu un autre visage de Guédiawaye depuis le début de la 2e partie de saison. N’empêche, il y a des choses à revoir. Surtout en défense où on encaisse beaucoup de buts. Si on veut avancer, on doit se montrer solide derrière. Actuellement nous sommes loin de nos ambitions de début de saison. On joue le maintien pour l’instant. Après, on verra si on peut retrouver le haut du tableau. Il reste cinq journées et on va se battre. Chaque match sera une finale pour atteindre l’objectif. Et l’équipe peut y arriver il suffit d’y croire.
Aujourd’hui, n’avez-vous pas de regrets quand on sait que vous avez joué avec Pape Matar Sarr, Mikayil Ngor Faye dans la sélection U17 lors de la CAN 2019 en Tanzanie ?
Oui Evidemment que j’ai des regrets, mais je suis patient je crois en Dieu et je sais que mon heure arrivera. Je reste focus sur ce que je sais faire, je travaille très dur pour revenir à ma meilleure forme et le reste Dieu va en décider.
Qu’est-ce qui a retardé votre envol vers le très haut niveau ?
J’ai connu une grave blessure qui a un peu freiné ma progression. J’ai été victime d’une rupture des ligaments croisés, suivi d’une opération en 2019. A l’époque, j’avais pourtant des propositions ailleurs, mais je ne pouvais pas répondre aux sollicitations à cause de la blessure. Mon retour a coïncidé avec la pandémie du coronavirus. En 2021, j’ai rejoint Dakar Sacré-Cœur pour retrouver du plaisir à jouer et ça m’a vraiment soulagé. J’ai connu une période difficile. Mentalement, c’était très difficile, mais heureusement ma famille et mon entourage étaient là pour me soutenir et me donner beaucoup de force.
Votre nom figure rarement sur les différentes listes de Souleymane Diallo pour les stages à Toubab Dialaw. Est-ce à dire que vos chances de participer au prochain CHAN sont minces ?
Oui, j’y pense tout le temps mais la sélection ça se mérite. Même si je suis pour le moment zappé, tout reste possible. Il reste encore du temps pour convaincre le sélectionneur. J’ai une expérience des grandes compétitions. J’ai joué une CAN U17, les Jeux africains, le Lafarge Foot Avenir (tournoi international de France). Actuellement je travaille dur, je me concentre sur mon club et nos objectifs en attendant. On est en fin de saison, je ferai tout ce que je peux pour aider mon équipe et performer, le reste viendra. J’aimerais faire partie du groupe qui ira défendre le titre du Sénégal.
Comptez-vous restez à Guédiawaye pour la saison prochaine ou bien vous avez des contacts ailleurs ?
Oui j’aimerais relever de nouveau défi comme tout le monde, être dans le plus haut niveau, jouer dans les grands championnats européens. Mais actuellement je suis sous contrat avec Guediawaye FC je me concentre sur mon club qui a un objectif cette saison. Je discute avec mon entourage et mes agents mais pour l’instant je suis à GFC.
Par Ndèye CAMARA







