Giresse : « Koulibaly a souffert face à Mbappé, mais c’est un joueur essentiel »
Mardi, le choc explosif du Groupe I a tourné en faveur de l’équipe de France, vainqueur du Sénégal 3-1 en seconde période. Un scénario inattendu mais, pour Alain Giresse, rien d’alarmant. Au contraire, il est convaincu que les Lions peuvent rectifier le tir.
Les Lions ont montré leur force en première mi-temps. Maîtrise, lucidité… ils avaient tout pour faire la différence. « Si on analyse la première période, on peut dire qu’elle a été plutôt à l’avantage des Lions. Ils n’ont concédé aucune occasion, et ce sont même eux qui ont affiché le plus de maîtrise et ont eu les seules opportunités, notamment grâce à Nicolas Jackson », confie-t-il à Afrik-Foot. « Le Sénégal aurait pu ouvrir le score, car il en avait la capacité. »
« À 0-0 à la pause, on ne se posait pas la question »
Mais la seconde période a tout bouleversé. La France a déployé vitesse, profondeur et vivacité, submergeant la défense sénégalaise. « Quand Michael Olise a pris le jeu à son compte, cela a presque tout changé et cela a placé les Lions dans l’inconfort. Cela allait beaucoup trop vite, face à des attaquants français vifs et qui adorent la profondeur. Les Sénégalais ont été moins conquérants », explique Giresse.
Le débat sur Koulibaly, aligné malgré une longue absence, fait rage. « Oui, mais on ne se posait pas la question à la mi-temps, à 0-0 », souligne Giresse. Le capitaine des Lions, blessé depuis avril, a tenu la dragée haute à Mbappé… mais à quel prix ? « Koulibaly manquait de rythme, il a souffert face à Mbappé, mais c’est un joueur essentiel et expérimenté, et si Pape Thiaw l’a fait jouer, c’est qu’il l’estimait totalement apte », tranche-t-il.
La clé contre la Norvège ? Jongler entre la forme du moment et le profil de l’adversaire
Le deuxième match, c’est le 22 juin. Le Sénégal affronte la Norvège, qui a écrasé l’Irak (4-1). Pape Thiaw, tacticien avisé, doit ajuster sa stratégie. « C’est possible, car il a une vraie profondeur de banc il va tenir compte de l’état de forme de ses joueurs, mais aussi du profil de l’adversaire, notamment le secteur offensif, composé notamment de Sorloth et d’Halland », estime Giresse.
Il mise aussi sur la diversité offensive : « Il y a du choix, avec Ibrahim Mbaye, Iliman Ndiaye ou Bamba Dieng, qui sont entrés en cours de match mardi. » La suite s’annonce explosive, et tous les regards sont braqués sur East Rutherford. Giresse reste confiant : « Depuis le tirage au sort, je dis que la France, la Norvège et le Sénégal vont passer. » Lundi, la flamme sénégalaise doit alors rejaillir…
Mohamed NDIAYE






