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Iliman Ndiaye se confie : « Dès que je pense au Sénégal, j’ai des frissons »

Dans les colonnes de France Football, Iliman Ndiaye a livré un témoignage rare sur son enfance, son attachement au Sénégal, son passage à Marseille et son parcours atypique. L’attaquant des Lions s’est raconté avec beaucoup de sincérité, multipliant les déclarations fortes.

Dès les premières lignes de l’entretien, Iliman Ndiaye rend hommage à celui qu’il considère comme l’artisan principal de sa réussite : son père. « Je dois tout à mon père », affirme-t-il sans détour.

L’international sénégalais explique que son goût du dribble, devenu sa marque de fabrique, lui vient directement de l’éducation footballistique reçue dans son enfance. Après les entraînements avec son club de Rouen, son père le faisait travailler seul pendant de longues heures. « Le dribble m’a beaucoup apporté dans la danse car il était chorégraphe. »

Pour Ndiaye, le talent ne suffit pas. Ce qui a fait la différence dans sa progression, c’est surtout l’état d’esprit transmis par son père. « Le dribble, je le travaillais mais la mentalité du haut niveau m’a été transmise par mon père. »

Le rêve marseillais

Dans cet entretien, Ndiaye revient également sur son histoire particulière avec l’Olympique de Marseille. Supporter du club depuis son enfance, il raconte avoir effectué un premier essai à l’OM à l’âge de 15 ans.

Quelques années plus tard, lorsque Marseille revient à la charge, il accepte malgré les doutes liés à son parcours. « J’éprouvais quand même des doutes sur le timing. Est-ce que c’était l’idéal d’aller à Marseille maintenant ? »

Mais au moment de signer, les hésitations disparaissent. « Le jour de ma signature à Marseille, il y avait en moi le joueur qui veut passer un cap mais aussi l’enfant qui rêve. » L’attaquant reconnaît toutefois ne pas avoir montré la meilleure version de lui-même sous le maillot olympien. « Je n’ai pas fait carrière encore, je me disais que s’il y avait trois personnes à mon arrivée, c’était déjà le bout du monde. » Avant d’ajouter : « J’avais encore des lacunes dans mon jeu pour un top club français qui doit jouer les premiers rôles. »

« Le football est le meilleur passeport du monde. »

Le passage le plus marquant de l’entretien reste sans doute celui consacré au Sénégal. Né en France, Ndiaye raconte avoir lui-même demandé à ses parents de l’envoyer découvrir le pays de son père alors qu’il n’y avait jamais mis les pieds. Cette expérience a changé sa vie. « Dès que je pense au Sénégal, j’ai des frissons. Wow ! C’est vraiment le truc qui vibre le plus fort en moi. » Il décrit un pays qui l’a immédiatement adopté et dans lequel il s’est senti chez lui. « Le football est le meilleur passeport du monde. » Pour l’attaquant d’Everton, chaque rassemblement avec les Lions provoque une émotion difficile à décrire.

Ndiaye revient aussi sur la finale de la CAN 2025 face au Maroc, un match chargé en émotions. Il évoque le sentiment d’injustice ressenti par les Sénégalais après plusieurs décisions arbitrales contestées, notamment le penalty manqué de Brahim Diaz. « J’ai senti une rage monter en moi comme jamais. » L’ancien Marseillais raconte que le groupe refusait de se considérer battu malgré les événements. « Quand Brahim rate sa tentative, on se regarde tous et on se dit : “La justice de Dieu a parlé. On ne peut plus perdre maintenant.” »

Puis vient cette déclaration forte : « Je me sens champion d’Afrique, peu importe la décision des instances. » Pour lui, le Sénégal a gagné ce trophée sur le terrain.

« Mon jeu est comme mon parcours »

Enfin, Ndiaye revient sur son aventure anglaise et son parcours hors des sentiers battus. Recalé dans plusieurs centres de formation, passé par des essais sans succès avant d’exploser à Sheffield United, il considère que cette trajectoire a façonné son identité de joueur. « Mon jeu est comme mon parcours : libre et original. »

Khadim DIAKHATÉ

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