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« Je suis très heureux » : Jackson, la revanche froide

Le football écrit ses plus beaux scénarios avec l’encre de la revanche. Ce samedi, Nicolas Jackson a terrassé le Manchester City d’Enzo Maresca en s’offrant un doublé retentissant (2-1) sous les couleurs d’Aston Villa. Pour l’attaquant sénégalais, cela sonne comme un règlement de comptes mémorable face à l’homme qui l’avait publiquement banni de Chelsea.

Les retrouvailles étaient inévitables. Elles ont été explosives. Pour comprendre la fureur de ce triomphe, il faut rembobiner le film.

L’affront de 2025 : « Il peut quitter le club »

En août 2025, Enzo Maresca, reconduit sur le banc de Chelsea, lâche une bombe glaciale en conférence de presse : « Jackson s’entraîne avec nous, mais il ne sera pas impliqué. Le mercato est ouvert, il peut partir. »

Relégué, poussé vers la sortie par les arrivées de Delap et Pedro, Jackson plie bagage : prêt au Bayern, puis transfert définitif chez les Villans d’Unai Emery. Entre-temps, Maresca a changé d’air pour s’installer à Manchester City.

Ce samedi, les Skyblues arrivaient à Villa Park avec la certitude des rois : 7 matchs, 7 victoires, un début de saison parfait en Premier League. C’était sans compter sur la dalle et le « jom » (le sens de l’honneur) d’un Lion blessé.

Le choc : Jackson brise l’invincibilité de City

6e minute, la première estocade. Sur un ballon récupéré suite à une bévue de Marc Guéhi, le Sénégalais ne tremble pas et fusille l’arrière-garde mancunienne. Villa Park explose. Haaland réveille l’espoir côté City, mais l’histoire est déjà écrite.

60e minute, le coup de grâce. Servi par Mbaye, Jackson arme une frappe rasante qui glisse sous Gianluigi Donnarumma. Un doublé d’instinct, synonyme de victoire (2-1). 2 tirs cadrés, 2 buts : le 100% d’efficacité qui lui manquait tant par le passé. 100% de duels aériens remportés face à la défense des Citizens. 2 dribbles réussis et 3 fautes subies, Nico a usé la charnière adverse jusqu’à la corde.

« C’est mon travail »

Pendant que Chelsea se demande encore pourquoi il l’a bradé et que Maresca rumine sa première défaite de l’ère mancunienne, le natif de Banjul savoure son triomphe. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais elle s’accompagne d’un rugissement collectif.

« C’est mon travail, alors je suis ravi de le faire à chaque fois », lâche-t-il à TNT Sports après le match. « J’espère ne pas me blesser et je pourrai alors continuer à travailler pour l’entraîneur et l’équipe. Je suis très heureux de cette victoire, c’est le plus important pour moi. »

Nicolas Jackson est passé d’un entraînement en marge du groupe Chelsea à l’éclat d’un doublé qui éteint l’invincibilité de City. À l’été, Xabi Alonso n’en voulait plus. Le Bayern n’a pas levé l’option. Et Aston Villa, sous la houlette d’Unai Emery, a déboursé un record pour le club : environ 65 millions de livres. Pari payant.

« Je suis très heureux, vous savez. Surtout, je suis très heureux avec l’entraîneur, les joueurs et les supporters », explique Jackson. « Ce n’est pas facile, mais c’est plus facile grâce à l’entraîneur et aux joueurs, bien sûr. C’est un vestiaire formidable, un entraîneur formidable. »

À qui le tour ? Désormais, Chelsea est prévenu…

Mohamed NDIAYE

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