« Un véritable cauchemar… robuste, dynamique et punitif » : Jackson, l’un des trois meilleurs de la Premier League ?
Gabriel Agbonlahor, Jeff Stelling et Ally McCoist, les voix phares de talkSPORT Breakfast, voient Nicolas Jackson dans l’élite même de la Premier League. Martin Keown, légende d’Arsenal, assure que le Sénégalais a trouvé sous les ordres d’Unai Emery un foyer naturel. Et le coach espagnol souligne l’abnégation du Lion au quotidien.
Jackson fait-il réellement partie du trio d’élite de la finition en championnat ? Agbonlahor n’a pas hésité. L’international sénégalais, acheté 65 millions de livres cet été par Aston Villa, a déjà planté sept buts en 11 apparitions toutes compétitions confondues, dont quatre lors de ses quatre derniers matchs en Premier League.
« Erling Haaland et Alexander Isak, oui, mais qui d’autre… ? »
Samedi, le doublé de Jackson contre Manchester City a démontré à quel point il peut être bon. Sur GameDay Phone-In, Agbonlahor tranche : « Nicolas Jackson – citez-moi trois meilleurs avant-centres en Premier League ? » Son verdict est sans appel : le Sénégal figure en bonne place parmi l’élite, hors de portée, selon lui, d’Igor Thiago de Brentford. L’ancien attaquant anglais verrait même le Lion titulaire à Arsenal, devant Gyökeres et Havertz.
Jeff Stelling renchérit sur Breakfast : « Il a raison sur sa forme actuelle. Erling Haaland et Alexander Isak, oui, mais qui d’autre peut contester ? Il est très difficile de défendre la cause de qui que ce soit d’autre. » Le Norvégien carbure à 9 buts en 8 matchs sous les couleurs de City. Tandis que le Suédois affiche 6 buts en 7 sorties avec Liverpool. Le Sénégalais est cinquième meilleur buteur du championnat à une longueur du duo Joao Pedro de Chelsea et Marcus Tavernier de Bournemouth (5 buts chacun).
Ally McCoist, avec son énergie habituelle, ajoute : « Il [Jackson] a beaucoup plus de sang-froid qu’avant. Il pourrait toutefois gagner à être encore un peu plus calme devant le but. Mais il n’y a pas beaucoup d’attaquants de haut niveau qui prennent vraiment plaisir à jouer ce rôle, et il est parfait pour ça, il a été formidable. Gabby a raison ! »
« Il se faisait expulser, s’impliquait dans des bêtises, il n’était pas aimé. Désormais, il a toute l’affection du manager et du club »
Le parcours anglais de Jackson a connu des failles : Chelsea, puis un prêt au Bayern Munich où il était la doublure de Kane, marquant 11 buts en 34 apparitions. Revenu en PL, le voilà transféré à Villa et métamorphosé. Martin Keown persiste : Jackson s’était perdu à Chelsea. Sous Emery, il renaît à Villa, « un foyer naturel » pour lui.
« Jouer contre Jackson est un véritable cauchemar. Il est robuste, dynamique et il vous punit par sa vitesse. Je pense que les supporters de Villa sont ravis qu’il joue désormais pour eux et c’est peut-être un endroit naturel pour lui », lâche l’ancien défenseur d’Arsenal. « Je trouvais qu’il perdait un peu sa discipline à Chelsea … il se faisait expulser, il s’impliquait dans des bêtises, il n’était pas aimé. Désormais, il a toute l’affection du manager et du club, et je pense que c’est l’endroit idéal pour lui. »
« Sa façon de travailler, de défendre, de gagner les duels… waouh ! »
Emery sait tirer le meilleur de Jackson. Les deux hommes se connaissent bien, c’était déjà le cas à Villarreal, où le technicien espagnol avait lancé le Sénégalais en équipe première. « Sa façon de travailler, sa façon de défendre, sa façon de gagner les duels… waouh ! Et puis, il a cette capacité à exploiter les espaces, à attaquer en duel », affirme-t-il, à propos de sa performance de la huitième journée.
Au-delà de ses buts, son rôle de joueur de liaison demeure l’une de ses meilleures armes. Contrôle de balle, jeu dos au but, des qualités qui n’ont jamais été remises en question, même dans ses périodes compliquées à Chelsea. Le vrai sujet : c’est son efficacité devant le but.
« Son défi, c’est de toujours placer ses tirs dans les coins des buts lorsqu’il a des occasions de marquer, car il tirait tellement en début de saison, comme au rugby ! Donc, il progresse bien. » Alors, à Jackson de garder le tempo.
Mohamed NDIAYE







