Khadim Diaw confiant avant Sénégal-Mauritanie : « On peut battre n’importe quel adversaire »
Après deux saisons à Al Hilal, l’international mauritanien se retrouve aujourd’hui libre de tout contrat. Dans cet entretien accordé à Dsports.sn, l’arrière gauche mauritanien d’origine sénégalaise revient sur ses aventures à Al Hilal et évoque le derby Sénégal-Mauritanie prévu le 14 octobre dans le cadre de la dernière journée des qualifications au Mondial 2026.
Vous êtes actuellement libre de tout contrat. Comment vivez-vous cette situation ?
Je suis en attente. J’ai reçu des offres, et mon agent travaille activement dessus. Il les étudie pour me trouver le meilleur projet, celui qui me permettra de continuer à réaliser mon rêve de footballeur.
Quel bilan faites-vous de votre passage à Al Hilal ?
Ce n’était pas facile, mais on a su gérer. À cause de la guerre, je n’ai jamais pu jouer dans les installations du club, ce qui a rendu les choses encore plus compliquées. Je prie Dieu pour que la paix revienne là-bas. Depuis longtemps, Al Hilal ne joue plus sur son terrain, et je suis sûr que les supporters ressentent une grande nostalgie. C’est pourtant une très bonne équipe, avec de grandes ambitions et des joueurs talentueux. Je leur souhaite sincèrement d’atteindre la phase de groupes des compétitions africaines.
Avant cela, vous avez évolué au Horoya AC en Guinée. Quel souvenir gardez-vous de cette période ?
C’est un passage que je n’oublierai jamais. Ce n’était pas évident au début, mais Al Hamdoulilah, j’y ai beaucoup appris. J’ai gagné en expérience et j’ai aussi remporté plusieurs titres. Je suis reconnaissant pour tout cela.
Cette semaine, Génération Foot et le Jaraaf ont été éliminés des compétitions africaines. Selon vous, pourquoi les clubs sénégalais peinent-ils à franchir un palier ?
Il faut continuer à les encourager, car il y a vraiment du talent au Sénégal. Mais en Afrique, au-delà du talent, l’expérience compte énormément. C’est le fait de participer régulièrement à ces compétitions qui permet de grandir. Je ne pense pas que le championnat sénégalais soit faible par rapport aux autres, c’est surtout une question d’expérience.
Avec la Mauritanie, vous allez bientôt affronter le Sénégal. Comment vous préparez-vous à ce derby, vous qui avez aussi porté les couleurs de la sélection locale sénégalaise ?
On le prépare comme tous les autres matchs, avec sérieux. Ce ne sera pas facile, mais on respectera les consignes du coach pour aller chercher les trois points.
Que représente pour vous cette rencontre Sénégal–Mauritanie, à titre personnel et symbolique ?
Ça reste un match de football. On aborde cette rencontre avec professionnalisme, dans le respect et la discipline. On est optimistes. Que ce soit à domicile ou à l’extérieur, tout peut arriver dans le football. On croit en nos chances, on peut battre n’importe quel adversaire.
Êtes-vous toujours en contact avec des joueurs de l’équipe nationale du Sénégal ?
Oui, surtout avec mes anciens coéquipiers de Génération Foot. J’ai gardé de très bons liens avec des joueurs comme Pape Matar Sarr et Habib Diallo. On a passé beaucoup de temps ensemble là-bas, c’était vraiment une famille.
La Mauritanie traverse une période difficile dans les éliminatoires du Mondial 2026. Comment expliquez-vous cette baisse de régime ?
C’est le football. Il y a des moments où tout va bien, et d’autres plus compliqués. Mais l’important, c’est de se relever. L’équipe nationale de Mauritanie travaille dur, tout comme le staff. Nous sommes ambitieux : on veut gagner plus de matchs, participer à de grandes compétitions comme la CAN et la Coupe du monde. Avec le temps, les résultats reviendront.
Ndèye CAMARA







