Mamadou Niang : « J’ai simulé une blessure en sélection pour partir en vacances à Miami »
Il y a des souvenirs qui, malgré le temps, restent gravés dans la mémoire des anciens joueurs. Mamadou Niang, légende de l’Olympique de Marseille et figure emblématique de l’équipe nationale du Sénégal, a confié l’un de ses plus grands regrets : ne pas avoir participé à la Coupe du monde 2002 avec les Lions de la Téranga.
Une Coupe du monde manquée à cause d’un épisode inattendu
Invité sur Canal+ Sport dans l’émission d’Hervé Mathoux, l’ancien capitaine de l’OM est revenu sur cet épisode douloureux de sa carrière. À l’époque, il était pressenti pour faire partie du groupe de Bruno Metsu, mais sa participation a finalement été compromise dans des circonstances étonnantes.
« Mon plus grand regret, c’est de ne pas avoir joué la Coupe du monde 2002. Je devais la faire ! Mais juste avant le départ, en stage, on m’appelle pour me dire que je suis réserviste. Et Amara Traoré, qui était encore joueur, a proposé de céder sa place pour que j’intègre l’équipe. Metsu avait accepté, mais certains joueurs sont allés le voir pour lui dire que si je prenais la place d’Amara, eux n’iraient pas à la Coupe du monde. Je l’ai appris quelque temps après, et j’ai vraiment été très déçu », a-t-il raconté.
Un récit qui éclaire d’un jour nouveau l’histoire des Lions lors de ce Mondial resté mythique, où le Sénégal avait atteint les quarts de finale pour sa première participation. Si la Coupe du monde 2002 restera une occasion manquée, Mamadou Niang a tout de même marqué de son empreinte l’histoire de la sélection. Avec 18 buts en 40 matchs, il est le deuxième meilleur buteur de l’histoire des Lions derrière Sadio Mané (44).
L’épisode tendu avec José Anigo à l’OM
Dans ce même entretien, Mamadou Niang a également évoqué sa relation compliquée avec José Anigo lors de son passage à l’Olympique de Marseille. L’ancien attaquant a pointé du doigt une gestion qui l’a parfois poussé à bout :
« On enchaînait énormément de matchs, j’avais très peu de vacances. Juste avant de signer à Marseille, José m’avait promis dix jours de repos après un stage avec la sélection. Mais à mon retour, il ne m’a rien accordé. La troisième année, même chose. La quatrième, c’était l’année de trop : je n’avais pratiquement pas de vacances. On devait jouer au Liberia, j’ai simulé une blessure et je ne suis pas allé en sélection. À la place, je suis parti souffler à Miami avec Souleymane Diawara. J’étais épuisé, j’avais besoin de respirer. »
Khadim DIAKHATÉ







