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Mendy, la machine à trophées qui défie les légendes

Samedi, en finale de la Ligue des champions de l’AFC Élite, Édouard Mendy a sorti le grand jeu. Arrêts décisifs, réflexes d’acier face à Machida Zelvida FC… il a encore une fois prouvé qu’il était bien plus qu’un simple gardien. Au bout du suspense, c’est le capitaine d’Al-Ahly qui soulève la coupe, 1-0. Et là, la statistique tombe : le portier sénégalais, en cinq ans, a disputé plus de finales que n’importe quel autre gardien mondial. Et presque toutes, il les a gagnées…souvent sans encaisser.

Dix finales au compteur, sept clean sheets, un record de sang-froid et d’invincibilité dans les moments cruciaux. Lorsqu’on entre dans le sprint ultime, Mendy devient un mur infranchissable. Il l’a encore prouvé samedi, ajoutant une nouvelle ligne à son palmarès déjà impressionnant. Mais derrière ces chiffres, c’est une démonstration de maîtrise, de calme olympien sous pression, qui fait toute la différence.

La classe sénégalaise dans toute sa splendeur

À 34 ans, le sénégalais ne se contente pas d’être parmi l’élite, il la redéfinit. En mai 2021, il s’affirme en finale de la Ligue des champions UEFA contre Manchester City (victoire 1-0), puis en août de la même année, il repousse Villarreal en Supercoupe de l’UEFA (1-1, victoire aux tirs au but 7-6). En 2022, il décroche la Coupe du Monde des clubs avec Chelsea, tout en étant le dernier rempart de deux finales de CAN (2021 et 2025) et de deux finales de Ligue des champions AFC avec Al-Ahly (2025 et 2026). Une carrière qui bouillonne de records et de moments inoubliables.

Une légende vivante qui casse les codes

En 2022, alors qu’il brandissait le trophée de champion d’Afrique avec le Sénégal, Mendy enchaînait finales de CAN, EFL Cup, FA Cup, toutes sans encaisser le moindre but. Seuls les Brésiliens de Palmeiras, en février 2022, ont réussi à le déstabiliser en lui marquant un but lors de la finale de la Coupe du Monde des clubs (2-1). La seule fois où il a pris plus d’un but ? La Supercoupe d’Arabie saoudite en août 2025, face à Al-Nassr de Mané (2-2). Mais même là, Mendy reste un monument s’imposant aux tirs au but 5-3.

C’est une révolution, une référence, une force tranquille qui bouscule les standards du football africain et mondial. Quand Mendy joue, il ne se contente pas de défendre : il écrit l’histoire, une parade à la fois.

Mohamed NDIAYE

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