Toujours, ce péché mignon sénégalais…
Quatre buts à zéro dans la vue des Congolaises de RDC ! Les « Lionnes » du foot ont fait une entrée fracassante dans la CAN qui se déroule depuis samedi, et jusqu’au 26 juillet prochain, au Maroc. Une telle marge à ce niveau d’une compétition est bien trop peu courante pour qu’on n’insiste pas dessus. D’autant qu’elle permet au Sénégal de s’installer en tête de son groupe après la première journée, du fait du nul (2 buts partout) la veille, entre le Maroc et la Zambie. Peut-être bien que nous aurions signé des deux mains si, avant cette deuxième rencontre du Groupe A, un tel score nous avait été proposé. Deux doublés, un de la capitaine Mama Diop et un de l’avant-centre Nguénar Ndiaye, ont mis les « Léopards » dames à genoux dès la première période.
Et c’est justement dans la suite, après la pause, qu’il faudra trouver le seul bémol de ce flamboyant début de compétition. Car, là où l’on attendait des « Lionnes » aussi conquérantes et déterminées que lors des 45 minutes initiales, on a vu des joueuses suffisantes, rassasiées, qui tombaient dans la facilité et qui, pour certaines, la jouaient trop perso. Et ça, ce n’est pas propre à nos filles qui avaient l’occasion, ce dimanche, de marquer encore plus l’histoire en signant un carton inédit. Leurs frères, les « Lions » du foot aussi, nous ont habitués à jeter le manche après la première cognée. Ils n’éprouvent jamais la nécessité d’enfoncer le clou face à des adversaires aux abois. Ce qui donne souvent à ces derniers des idées de révolte. On n’est pas suffisamment « tueur ».
Et c’est exactement ce qui est arrivé ce dimanche au stade El Bachir de Mohammedia avec d’une part des « Lionnes » qui ont levé le pied et de l’autre des « Léopards » dames qui se sont enhardies en seconde période. Conséquence, le jeu s’est relativement équilibré et les tendres Congolaises ont eu plusieurs fois l’occasion de réduire la marge. Or, en phase de poules d’une compétition comme la CAN, il vaut mieux ne pas en garder sous la semelle puisque le goal-différence pourrait entrer en compte au moment de déterminer les équipes qualifiées au second tour. D’autant qu’en plus des deux premières de chacune des trois poules, les deux meilleures deuxièmes passeront en quarts. Si l’on sait que la RD Congo est considéré comme le Petit Poucet du Groupe A, on imagine que les deux autres équipes, les favorites de la poule, le Maroc pays organisateur et 59e au classement de la FIFA et la Zambie, 62e, se feront un plaisir de filer une veste aux 102es au ranking mondial si bien sûr, ces dernières ne s’améliorent pas ou ne se révoltent pas entretemps.
Ce qui pourrait nous consoler cependant, ce serait de savoir que les filles du coach Mame Moussa Cissé avaient déjà la tête à leur deuxième match, mercredi prochain face aux « Chipolopolo » de Zambie qui les avaient éliminées en quarts de finale de la précédente CAN, en 2022 au Maroc (1 – 1 et 4 tirs au but à 2). Car, à défaut d’être décisives, ces retrouvailles seront déterminantes pour la suite. Il faudra, face à l’équipe classée 3e il y a 3 ans et qui avait privé le Nigeria (9 fois titré) du podium continental pour la première fois de l’histoire, gommer les insuffisances notées face à la RDC, surtout en seconde période. Etre efficace devant le but adverse et moins approximative en défense ! Ainsi, elles pourront espérer s’en sortir sans grand dommage face aux buteuses du match d’ouverture face au Maroc, la capitaine Barbra Banda et Racheal Kundananji, la joueuse la plus chère de l’histoire du football féminin avec son transfert en février 2024, de Madrid CFF (Espagne) au Bay FC (Etats-Unis) pour 735 000 euros (environ 500 millions FCFA).
Après, il restera à négocier l’autre « grand », le Maroc, samedi prochain. Et là, ce pourrait être capital.
B.K.N







