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Une bonne piqûre de rappel

Comme toute série, celle dinvincibilité des « Lions » du foot qui durait depuis 26 ans était appelée à finir un jour. Et elle a fini ce samedi 15 novembre à l’Emirates Stadium de Londres, face à des « Auriverde » revanchards (0 — 2). Contraints au nul (1 — 1) en octobre 2019 à Singapour, puis battus (2 — 4) en juin 2023 à Lisbonne, les Brésiliens ne pouvaient se permettre de passer encore à côté face à des Sénégalais qui semblaient les avoir démystifiés, eux les quintuples champions du monde (même si leur dernier titre remonte à 2022 en Corée du Sud et au Japon) et référence absolue du football mondial.

Ils ont alors tôt fait d’étouffer dans lœuf les velléités offensives initiales de leurs adversaires très vite réduits à défendre, tant bien que mal, leur but. Face au pressing haut, les Sénégalais ont cafouillé leur jeu : le portier Edouard Mendy au jeu au pied déjà pas fameux a été moult fois contraints de balancer des ballons vers des destinations pas certaines ; le milieu de terrain à trois (Gana, Pape Guèye et Pape Matar Sarr) s’est fait bouffer ; la verticalité du jeu en a pâti plus que de raison du fait du manque de liant entre les différents compartiments du jeu et l’absence d’un avant-centre de pointe de métier (Sadio Mané s’y est essayé sans succès) a encore plus accentué la pauvreté de la prestation d’ensemble des joueurs du coach Pape Thiaw.

Logiquement donc, les « Lions » se sont inclinés face à plus forts qu’eux. Tout bien considéré, cette défaite peut être considérée comme une bonne piqûre de rappel. Car toujours gagner ou en tout cas ne pas souvent perdre — dans cette fameuse logique d’une invincibilité à prolonger le plus longtemps possible — peut plus masquer des lacunes que révéler des points forts. Et, assurément, il vaut identifier ses insuffisances et mieux perdre face au … grand Brésil en novembre et en amical que contre n’importe quelle équipe africaine en décembre ou janvier prochains lors de la CAN « Maroc 2025 ».

Cette équipe du Sénégal est perfectible. Heureusement d’ailleurs puisque, comme le disait un entraineur français de l’équipe nationale « il ne sert à rien d’être prêt avant l’heure ». Sauf que lui n’avait jamais été prêt. Ni avant, ni à l’heure encore moins après l’heure. A Pape Thiaw donc, l’un de ses lointains successeurs sur le banc des « Lions » de faire de cette défaite face au Brésil un mal pour un bien. En en tirant les bonnes leçons pour mieux repartir du bon pied. Premier rendez-vous d’après Emirates Stadium, l’antre des Gunners d’Arsenal : mardi prochain à Antalya, face au Kenya. Il y a très peu de risques que les « Harambee Stars » soient aussi entreprenants que les protégés brésiliens du coach italien Carlo Ancelotti. Mais sait-on jamais ? Il était de notoriété publique que les « Lions » ne savaient pas négocier les blocs bas. Il est apparu ce samedi, qu’ils ne sont pas non plus à l’aise face à un pressing haut. C’est une des leçons à retenir de ce revers contre le Brésil. Il reste à lui trouver une solution avant la CAN…

B.K.N

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