« J’envoie de l’argent à ma mère chaque mois » : Mamour Ndiaye, pour la gloire à Saint-Étienne
Mamour Ndiaye, le jeune portier sénégalais de 20 ans, quitte la Norvège pour enflammer Geoffroy-Guichard. Après avoir marqué l’Eliteserien (D1) et Sarpsborg 08, il débarque à Saint-Étienne avec une détermination à toute épreuve.
Les Verts ont mis la main sur un diamant brut. Un gardien d’1,90 m, technique, moderne, déjà affûté dans une ligue européenne. Une recrue qui ne se contente pas de défendre, mais qui veut jouer, imposer sa présence et écrire sa propre légende. Son transfert ? À hauteur d’1,5 M€ plus des bonus. Mais c’est surtout sa mentalité qui vaut de l’or.
« Je suis ici pour aider ma famille »
Ce n’est pas qu’un discours, c’est une philosophie. Dans un entretien avec Sarpsborg, Mamour Ndiaye ne cache pas ses racines, ses combats, ses sacrifices. « Mon père est décédé quand j’étais jeune. J’ai grandi avec ma mère. Nous sommes cinq garçons et je suis le plus jeune. Chaque mois, quand je reçois mon salaire, j’envoie de l’argent à ma mère. Je suis heureux de pouvoir aider ma famille parce que la vie est difficile au Sénégal. »
La voix ferme, le regard droit, il incarne cette jeunesse sénégalaise qui refuse de plier, qui veut briser les murs. Et ce n’est pas qu’un rêve, c’est une réalité qui se construit. En 29 matchs disputées cette saison, Mamour Ndiaye a prouvé qu’il n’était pas là pour faire de la figuration.
« Je ne suis plus là pour apprendre »
Titulaire indiscutable en Norvège, l’international U20 (4 sélections) a affiché une constance impressionnante. 96% de ses duels aériens remportés, une capacité à jouer long et à déstabiliser ses adversaires. Son profil : un gardien moderne, prêt à participer au jeu, à faire parler sa puissance et sa technique. Une promesse d’avenir qui ne demande qu’à exploser.
Arrivé d’Oslo FA de Dakar, passé par Sarpsborg pour 50 000 euros, Mamour n’a pas traîné. En moins d’un an et demi, il a vu sa valeur grimper à 2,5 millions d’euros. Après une saison d’adaptation, il affiche clairement ses ambitions : « Cette année, je ne suis plus là pour apprendre. Maintenant, je travaille pour être meilleur, étape par étape. »
Mamour Ndiaye est à Saint-Étienne pour s’imposer, pour inspirer, pour réussir. Et il sait que, chaque mois, en aidant sa famille, il avance un peu plus vers la gloire.
Mohamed NDIAYE





