A LA UNE Les Premières et Dernières fois... Sonacos

Alassane Ly : « Avant chaque match, j’écoute un message vocal de ma mère»

Ce week-end notre rubrique ‘’Les premiers et derniers…’’ accueille Alassane Ly. Le défenseur central est un cadre de la Sonacos de Diourbel. Convoqué en équipe nationale locale dans le cadre de la préparation du CHAN 2024, il rêve d’évoluer en Europe dans les plus grands clubs.

La première fois que vous êtes arrivé dans la région de Diourbel ?

C’est en 2021. Quand j’ai entendu que l’Université de Bambey avait une équipe de football qui évoluait en division régionale, je suis parti aux entrainements et le staff technique m’a pris. J’ai intégré l’équipe. On jouait contre des équipes de Diourbel et Mbacké. J’avais un souci parce que ma famille ne voulait pas que je joue au football. Elle voulait que je continue les études. J’ai fait les deux mais après lorsque notre coach est parti à CNEPS qui évoluait en Ligue 1, je l’ai suivi. J’en ai parlé à ma famille qui a donné son accord. Quand il y a eu des problèmes au CNEPS, je suis parti à l’US Rail en National 1. Et en 2022, nous avons éliminé Sonacos en Coupe du Sénégal. C’est lors de ce match-là que le club m’a repéré et m’a proposé de les rejoindre. J’y suis depuis 2023.

Votre première idole dans le monde du sport ?

Miralem Pjanic. C’est mon idole d’enfance. Parce que avant je jouais au milieu de terrain. C’est le coach Abdou Salam Bèye qui m’a transformé en défenseur central. J’adore la façon de jouer de Miralem. Il est simple, réfléchi et très fort sur les coups de pied arrêtés. Moi aussi, je les tirais très bien les coups francs.

La première fois que vous avez marqué un but ?

C’était en 2021 contre Bokk-Jom de Mbacké en division régionale à Bambey. J’avais même réalisé un doublé en marquant sur penalty et sur corner. J’étais vraiment content et fier. C’était ma première année que je jouais avec l’équipe de l’Université de Bambey.

La première fois que vous avez échangé avec un sélectionneur national ?

C’est avec Souleymane Diallo, le coach de l’équipe national locale. On a échangé quelques mots à l’entrainement lors de ma première convocation en sélection. Car pour ma convocation, je ne l’ai pas eu au téléphone. C’est le club qu’il a informé directement. Après le président m’appelé pour me donner la nouvelle. Coach Souleymane, c’est quelqu’un de très posé, calme mais aussi très exigeant. Il me dit parfois que je suis un peu trop sérieux pour un défenseur.

La première fois que vous avez remporté un trophée ?

C’était en 2021. J’ai remporté le trophée du meilleur joueur du championnat régional de Diourbel. Cette année-là, nous avions perdu la finale régionale contre AS Bambey au stade Ely Manel Fall. D’habitude, ce sont les attaquants de pointe ou les excentrés qui raflent ces trophées et donc c’était une fierté pour moi d’être récompensé. J’étais content et satisfait de ma saison.

La dernière fois qu’une équipe de football vous a émerveillé pour son beau football ?

(Rires). C’est le Barca lors de son match contre le Real Madrid en Supercoupe d’Espagne. Le Barça a gagné 5-0 avec un football alléchant. Je suis fan du Barca et vous savez que Real est notre rival numéro 1. On a dominé tout le match et c’était spectaculaire.

Comment vous imaginez le dernier match de votre carrière ?

J’imagine que ce sera dans un stade légendaire avec ma famille dans les gradins, après une carrière bien réussie. Je veux réaliser mon rêve de jouer dans de grands clubs, écrire l’histoire, être bien connu. Porter le maillot du Barça serait le graal.

La dernière chanson que vous écoutez avant un match de football ?

Je n’écoute pas de la musique mais plutôt un message vocal de ma mère. Elle m’envoie des prières. Tu sens l’amour et la force qu’elle m’envoie dans le message, et ça me motive tout le temps je donne tout sur le terrain quand je pense à ses paroles. J’aime bien écouter sa voix. Ma mère est ma source de motivation.

La dernière prière que vous formulez avant un match de football ?

C’est une « Ayah » que mon grand-père m’avait apprise. Je l’utilise tout le temps avant d’entrer sur la pelouse, après avoir écouté les vocaux de ma mère. Je le récite tout le temps pour me protéger de tout et ça me permet de ne pas craindre ce qui est autour de moi. Ça me renforce psychologiquement.

La dernière fois que vous avez pleuré ?

C’était la finale régionale qu’on a perdu contre AS Bambey en 2021. C’est un match difficile, un derby. Les deux équipes sont des rivales donc c’était vraiment difficile de perdre contre eux. J’avais pleuré parce que j’avais confiance et je voulais vraiment la remporter cette finale malheureusement Dieu en a décidé autrement. On s’est relevé et on continue de travailler. Ça fait partie du jeu. Soit on gagne, soit on perd, on tombe et on se relève.

Par Ndèye CAMARA

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