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CAN U17 : Des raisons de s’inquiéter ?

Les U17 sénégalais en quarts de finale de la CAN «Maroc 2025» de football de leur catégorie et qualifiés à la prochaine Coupe du monde des cadets prévue en novembre prochain au Qatar. C’est presqu’un train qui arrive à l’heure… La moindre des choses pour les tenants du titre qui, en plus avaient pris part aux deux précédentes éditions du Mondial des moins de 17 ans (en 2019 au Brésil et en 2023 en Indonésie)… Surtout que cette année, point n’est besoin d’intégrer les demi-finales de la compétition continentale. Une place en quarts suffit pour s’inviter au rendez-vous qui, en outre, regroupera deux fois plus d’équipes que par le passé (48 au lieu de 24).

Alors, que les «Lionceaux» soient du contingent des 8 futurs représentants africains, ce n’est «que» l’objectif intermédiaire avec un bilan comptable mi-figue mi-raisin. Puisque, en fonction du bout de la lorgnette avec laquelle on analyse leurs états de service dans ces rencontres de groupes, certains éléments qui semblent être leur grande force peuvent également être considérés comme leur grande faiblesse. La fameuse parabole du verre à moitié vide ou à moitié plein. Deux victoires plutôt poussives et un nul vierge sans saveur en trois matches, 3 «petits» buts marqués dont un seul dans le jeu et 0 concédé, une bonne maîtrise du jeu dans l’ensemble mais guère efficace, beaucoup d’occasions créées mais bien trop peu concrétisées, des corners qui s’enfilent comme des perles (surtout contre les tendres Somaliens) mais qui n’ont accouché de rien de bon. Pour être pragmatique, on retiendra juste que l’essentiel a été fait.

Sauf que cela risque de ne pas suffire ce vendredi au stade municipal de Berrechid, en quarts de finale, contre la Côte d’Ivoire qui a laissé une bien meilleure impression lors de la première phase. Premiers du Groupe D avec 7 points (autant que le Sénégal, 2e du Groupe C) et avec 10 buts marqués, les «Eléphanteaux» ont jusqu’ici paru plus en jambes, plus futés techniquement et plus cliniques devant les buts averses. «Jusqu’ici» seulement ! Puisque c’est désormais une nouvelle compétition qui commence. Des matches à élimination directe qui ont parfois le don autant de sublimer et de libérer les plus timorés que de brider et d’inhiber les plus hardis. Ivoiriens et Sénégalais ne le savent que trop bien d’ailleurs, vu l’immense retournement de situation survenu à Yamoussoukro, en huitièmes de finale de la dernière CAN, « la grande ». Personne n’a oublié que les moribonds joueurs locaux de la première phase (16e sur les 16 qualifiés) avaient, contre toute attente, éliminé les champions d’Afrique d’alors qui avaient été fringants lors de la phase de poules qu’ils avaient survolée avec un carton plein.

Comparaison n’est bien sûr pas raison, surtout que les « Lionceaux » ont tout de même montré de belles choses et que les « Eléphanteaux » n’ont pas tout renversé sur leur passage. Seulement, pour que les joueurs du coach « PIF » s’en sortent et rendent aux jeunes Ivoiriens la monnaie de la pièce de leurs grands-frères, il leur faudra se sublimer. C’est-à-dire, entre autres urgences, confirmer l’imperméabilité de leur défense qui n’a encore concédé aucun but face à un vis-à-vis qui a marqué 10 fois en 3 matches ; mieux huiler les transitions entre les différents segments de l’équipe ; et face, à la cage adverse, faire preuve de l’efficacité clinique qui leur a jusqu’ici cruellement manqué. Tout un programme ! Mais, c’est assurément la meilleure (pour ne pas dire la seule) voie pour s’ouvrir les portes du dernier carré.

B.K.N

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