Kabirou Joof (attaquant gambien) : « El Hadji Diouf est mon idole, j’essaie de jouer comme lui »
Chaque week-end, Dsports.sn vous propose votre rubrique ‘’Les premières et dernières fois…’’. Pour ce premier numéro, l’attaquant de Guédiawaye FC, Kabirou Joof s’est prêté à notre questionnaire. Le joueur de 24 ans a raconté ses premiers pas dans le foot mais aussi ses disputes avec certains coachs.
Votre premier match en professionnel ?
J’ai eu la chance de démarrer ma carrière professionnelle par un match de Coupe d’Afrique. C’était en novembre 2018. J’étais tout jeune. Et mon équipe à l’époque, Gambian Armed Forces (GAF) était en déplacement à Abidjan pour un match de la Coupe CAF contre San Pedro. Je suis entré en jeu juste après la mi-temps. C’est un match inoubliable parce que j’ai obtenu un coup franc qui a permis à mon équipe d’ouvrir le score. Malheureusement, l’équipe ivoirienne a égalisé quelques minutes plus tard. J’étais à la fois content de disputer mon premier match et triste qu’on ne gagne pas. Moi, quand je suis sur le terrain, je veux juste gagner.
La première fois que vous êtes arrivé au Sénégal ?
Je venais souvent ici pour jouer les navétanes à Darou Salam de Guédiawaye. Donc ce n’était pas quelque chose de nouveau. Je connaissais bien le Sénégal. Le Sénégal et la Gambie, c’est la même chose. La seule différence est que notre wolof en Gambie, on le mélange avec l’Anglais et ici vous le mélangez avec le français. Au début, mes coéquipiers se moquaient de ma façon de parler. Mais, il n’y avait pas barrière linguistique puisque je comprenais tout. C’était pas du tout difficile l’intégration.
Votre premier souvenir sur un terrain de football ?
Très difficile. J’étais encore très jeune, je ne me souviens plus. J’ai grandi dans un quartier de football et je jouais dès mon très jeune âge dans différents tournois dans la région. On me connaissait déjà donc dans tous les stades presque, j’entrais sans billet. Et même lors des matchs de l’équipe nationale, j’avais la chance d’être un ramasseur de balle.
Votre première idole dans le football ?
C’est El hadji Diouf. C’est un grand joueur. Ça me faisait plaisir de regarder ses vidéos. J’essaie de jouer comme lui. On a le même nom de famille en plus. A part lui, il y a Diéré Diatta, il est en Gambie. Il était trop fort et souvent on se croisait en match amical. Je lui mettais la pression. C’était un honneur de le défier. Ce sont mes deux idoles dans le football.
Votre première grande déception dans le football ?
C’est quand j’avais perdu une finale de navetanes à Kafounine en Casamance. C’était le village de ma mère et elle était là pour me soutenir au stade avec ses frères et sœurs. J’avais promis à ma famille que je remporterai la Coupe. On avait tout donné. D’habitude, on ne perdait pas une finale et c’était la première fois j’étais énervé et déçu de pas remporter cette finale. Je suis rentré chez moi je suis allé direct dans ma chambre. Je ne voulais plus parler à personne.
La dernière fois que vous avez pleuré pour un match de football ?
Je n’ai jamais pleuré pour un match de football. Je peux être déçu et énervé mais je ne pleure jamais. Je crois beaucoup en Dieu. Je remets tout entre les mains de Dieu. Tout ce qui arrive, c’est sa volonté.
Votre dernière dispute avec un coach ?
(Rires). Je me dispute beaucoup avec mes coachs. Ils estiment que je suis le meilleur joueur de l’équipe et que je dois forcément faire la différence. Que je dois changer le cours des matchs. Ce n’est pas toujours évidement. Même Ansou Diadhiou (coach de Guédiawaye FC), il arrive qu’il me crie dessus pour mettre la pression surtout lorsque l’équipe est menée. Parfois, je réponds et ça provoque une dispute. Ça fait partie du football.
La dernière surprenante défaite que vous avez vécue ?
C’est la finale dont je parlais plus tôt. J’avais promis à ma famille, cette Coupe. Finalement, on a perdu.
Votre dernière sortie en boîte de nuit ?
Je me souviens plus. Ça fait longtemps que je pars plus en soirée. Je sors souvent avec mes amis mais on part à la plage ou au resto. Mais pas en boite de nuit.
La dernière proposition de transfert reçue ?
(Rires). J’ai reçu beaucoup de propositions de clubs et des agents. Mais juste des paroles en l’air, rien de concret. Ils appellent pour me demander des vidéos.
Propos recueillis par Ndèye CAMARA








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