L’amadoueur Lekjaa adopte la méthode du blocus
Le 18 janvier 2026 restera une date charnière. Une finale de CAN gagnée 1-0 par le Sénégal devant le Maroc et ses 70 mille supporters si bruyants. Et depuis une politique d’austérité. Fouzi Lekjaa, l’homme fort du football marocain et figure influente de la Confédération africaine de football, ne joue plus la partition de l’amadoueur. Celui qui s’était érigé en ‘’bienfaiteur’’ facilitant l’accueil de sélections privées de stades homologués, soutenant logistiquement plusieurs fédérations semble aujourd’hui adopter une posture radicalement différente.
La CAN féminine pour se venger
Comme un enfant qui récupère son ballon lorsque la partie ne lui est plus favorable, il a boudé. Le Maroc, partenaire clé de nombreuses compétitions africaines, devait organiser la CAN féminine 2026 pour la troisième fois consécutive. Et pourtant, silence radio. Les sélections se préparent sans visibilité, les rumeurs de report circulent, la CAF ne communique pas. Est-ce un simple retard organisationnel ? Ou un message politique ?
L’absence remarquée de Lekjaa à la dernière réunion du Comité exécutif de la CAF alimente les spéculations. Le Maroc, longtemps soutien logistique majeur de l’instance continentale, renverrait désormais la CAF à ses propres responsabilités.
En avril, le Royaume doit également accueillir la CAN U17. Mais ce tournoi semble sécurisé, car adossé à un accord dépassant le seul cadre de la CAF, impliquant directement la FIFA. Une nuance de taille.
Des têtes coupées…
Depuis la finale, une série de décisions interpelle. Le président de la commission des arbitres, M. Kabene, malgré sa sortie publique pour essayer de laver à grande eau le Maroc dans l’affaire des serviettes a été décapité. Plus récemment, le président de la commission juridique de la CAF, le Djiboutien Yacine Othman Robleh, en poste depuis près de six ans, a également perdu son fauteuil. Hasard ? Réorganisation interne normale ? Lekjaa n’a même pas besoin de coups de fil. On décapite pour faire plaisir au vrai Roi du foot, M. Fouzi.
Sa stratégie d’asphyxie semble fonctionner. C’est une manière d’affamer l’instance continentale pour peser davantage. Comme une puissance qui impose un blocus pour obtenir gain de cause. Derrière cette lecture, une question centrale : jusqu’où la CAF est-elle prête à aller pour ménager son homme fort ?
Tout ce bras de fer aurait-il pour objectif d’obtenir un verdict plus favorable concernant les incidents de la finale ? Une revanche institutionnelle pour une défaite sportive que le Sénégal, en déjouant tous les pronostics, a arrachée sur le terrain ? Les Lions ont gagné. Et c’est peut-être là le véritable crime impardonnable.
Abdoulaye Fall dans le viseur ?
Selon plusieurs sources, une plainte aurait été déposée contre le président de la Fédération sénégalaise, Abdoulaye Fall, pour des propos tenus dans l’euphorie des célébrations à Bambey après le sacre continental.
C’est dommage mais cela lui apprendra. Car, après son élection à la FSF et avant même d’être installé à la tête de l’instance, Abdoulaye Fall s’est empressé d’aller faire allégeance à Fouzi Lekjaa. C’était sa première visite « non officielle ». Il est ensuite allé rendre visite à Ahmed Yahya, de la Mauritanie, considéré comme le plus grand valet de Lekjaa, son sbire.
A lire aussi – CAN 2025 : Fouzi Lekjaa ou l’art d’amadouer
D.V.







