Mansour Dieng : « Mes gants porte-bonheur m’avaient été offerts par… »
Gardien de but de l’US Ouakam, Mansour Dieng revient sur les moments marquants de son parcours. De ses débuts inspirés par son frère Papa Abdoulaye Dieng (gardien de TFC) à ses souvenirs les plus forts sur le terrain, il se livre avec sincérité sur ses premières fois et ses dernières expériences.
Ta première idole dans le football ?
Ma première idole, c’est mon frère Papa Abdoulaye Dieng (actuel gardien de Teungueth FC). Au début, j’étais joueur de champ : j’évoluais au milieu de terrain, parfois excentré. Mais j’allais souvent le voir jouer et, comme je l’admirais beaucoup, j’ai changé de poste. C’est un joueur discipliné, travailleur, passionné. Au-delà du terrain, c’est aussi un homme gentil, très attaché à sa famille et prêt à tout pour elle.
La première fois que tu as porté des gants ?
C’était lors d’un tournoi de football dans mon village, à Toglou, organisé pendant les vacances. C’est mon frère qui me les a offerts. Je suis rentré à la maison, il m’a demandé si on jouait le lendemain. J’ai dit oui, et il m’a donné ses gants que j’ai portés pendant des années. Un geste que je n’oublierai jamais. On avait gagné ce match sans encaisser de but. Ces gants étaient devenus mon porte-bonheur.
La première chose que tu achèteras si tu signes pro à l’étranger ?
Une maison, pour mettre ma famille à l’abri. C’est la chose la plus importante. On travaille pour la famille, donc je pense que c’est la priorité. Que les parents soient à l’aise, après le reste, on verra.
Ton premier match avec US Ouakam ?
C’était contre Keur Madior en Ligue 2, lors de la première journée de la saison 2022-2023. On avait gagné 1-0, au stade Caroline Faye de Mbour. J’avais même été élu homme du match. J’avais fait un très bon début de saison, mais malheureusement je me suis blessé à la cheville à la 13e journée et je suis resté plusieurs mois sans jouer. C’est Bécaye qui a terminé la saison. Le point positif, c’est qu’on avait réussi à accéder à la Ligue 1, ce qui était l’un de nos objectifs.
« Ma plus grosse prime remonte à la Ligue 2, quand on avait battu Wally Daan 6-1 : chacun avait reçu 50 000 FCFA. »
La première fois que tu as affronté ton frère Pape Abdoulaye Dieng dans un match officiel ?
C’était contre Dakar Sacré-Cœur, au stade Alassane Djigo lors de la saison 2023-2024. On avait fait match nul (1-1). C’était une grande fierté pour moi de l’affronter. J’y ai pensé toute la semaine. Avant, j’allais au stade pour le voir jouer et prier pour qu’il gagne, et maintenant je l’affronte en essayant de le faire perdre (rire). C’est une vraie motivation. Après le match, on a discuté : il m’a félicité et conseillé sur beaucoup de choses. Ça aussi, je ne l’oublierai pas.
La dernière fois que tu as arrêté un penalty ?
En Ligue 2, contre HLM, au stade Ndiarème de Guédiawaye, lors de la saison 2022-2023. Le match s’était terminé sur un nul (2-2). Ce penalty nous a permis d’obtenir un point important. J’ai observé son positionnement, je me suis fait une idée de l’endroit où il allait tirer et j’ai réussi. Je n’ai même pas douté.
La dernière fois que tu as eu une prime de match ?
Pas plus tard que lors de la 20e journée, après notre victoire 1-0 contre HLM. C’étaient des points importants après des résultats compliqués. Ma plus grosse prime remonte à la Ligue 2, quand on avait battu Wally Daan 6-1 : chacun avait reçu 50 000 FCFA.
La dernière chose que tu fais avant d’entrer sur un terrain de foot ?
Je prie et je récite des versets. Ça me met dans mon match, ça me motive. C’est rassurant, apaisant et ça permet de se concentrer. Je prie pour moi, pour l’équipe, pour faire un bon match et que Dieu nous facilite la victoire.
La dernière fois que tu as eu un gros choc sur un terrain ?
L’année dernière contre l’AS Pikine, après un choc avec l’attaquant Mouhameth Johnson. J’ai sauté pour récupérer le ballon, et avant de retomber, il a glissé et a balayé mes jambes. Je suis tombé brutalement, mais heureusement il n’y a rien eu de grave.
La dernière fois que tu as encaissé un but que tu pouvais arrêter ?
C’était contre Diambars, à Ngor, en 2023. Il y a eu un malentendu avec mon coéquipier Abdou Aziz Cissé. Il voulait me faire une passe, mais je n’avais pas compris. Un joueur adverse a récupéré le ballon et a marqué. Je n’ai pas réussi à intervenir à temps, je n’avais pas pris l’information. Ils ont réduit le score à 2-1.
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Réalisé par Ndèye Camara




