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Pathé Mboup : « Je donnerai tout pour le Sénégal qui m’a vu naître et grandir »

Révélé en Ligue 2 puis auteur de son premier but en Ligue 1 avec Brest, l’attaquant sénégalais Pathé Mboup revient sur son parcours mouvementé entre la Belgique, Pau, Lyon et désormais la Bretagne. Ambitieux, déterminé, il explique comment ce premier but l’a libéré et réaffirme son rêve de défendre les couleurs du Sénégal.

Pathé Mboup qu’as-tu ressenti après ton premier but en Ligue 1, il y a une semaine contre Metz ?

Pathé Mboup : Marquer, c’est ce que veulent tous les attaquants. J’avais enchaîné beaucoup de matchs sans trouver le chemin des filets. C’est seulement après ce but que je me suis vraiment senti intégré dans l’équipe. Je l’attendais depuis le début de la saison : j’avais eu des occasions, mais je n’avais pas réussi à concrétiser. C’était surtout un problème de confiance. Là, j’ai retrouvé la mienne. Mes coéquipiers m’ont félicité comme ils le font toujours, mais cette fois ils étaient vraiment contents, le coach aussi.

Est-ce un but libérateur pour vous ?

Oui, complètement. Ça m’a libéré. Je sens la différence dans mes matchs. Avant, je n’étais pas totalement à l’aise sur le terrain. Depuis ce but, je me suis relâché, je me suis retrouvé. Ça me donne encore plus envie de jouer, de marquer et d’aider l’équipe.

Franchement, je ne m’attendais pas à aller en Belgique. J’étais très focus sur Lyon. J’ai fait toute la préparation avec l’équipe, je jouais peu mais je pensais pouvoir gagner ma place. Le coach m’avait même dit que je serais le troisième attaquant derrière Lacazette et Kadewere. Mais au moment de renouveler mon contrat, on n’était pas d’accord sur certains points.

Tu es passé par Molenbeek en Belgique, mais tu n’as pas réussi à t’y imposer. Que s’est-il passé ?

Franchement, je ne m’attendais pas à aller en Belgique. J’étais très focus sur Lyon. J’ai fait toute la préparation avec l’équipe, je jouais peu mais je pensais pouvoir gagner ma place. Le coach m’avait même dit que je serais le troisième attaquant derrière Lacazette et Kadewere. Mais au moment de renouveler mon contrat, on n’était pas d’accord sur certains points.

Ils m’ont alors proposé à Molenbeek. J’y ai passé une saison, mais pour moi c’était une saison ratée : ce n’était pas ce que j’attendais. Au début, je jouais, puis de moins en moins. Et un jeune joueur a besoin de temps de jeu. J’ai dit à mes agents que je voulais partir. Ils m’ont proposé Pau, j’ai accepté. Je voulais jouer en Ligue 2 parce qu’il y a plus de visibilité. Là-bas, j’ai eu ce que je cherchais : du temps de jeu et des buts.

Comment s’est concrétisé ton transfert à Brest ?

Après la Belgique, revenir en France m’a aidé, surtout pour la visibilité. Après ma bonne saison à Pau, j’avais plusieurs propositions, en Belgique et en Espagne notamment. Mais mes agents ne me disaient pas tout, parfois pour leurs propres intérêts. Je pouvais retourner en Belgique, mais j’ai préféré rester en France, un pays que je connaissais déjà. Quand Brest est arrivé, je n’ai pas hésité. Maintenant je suis ici, et je donnerai tout pour gagner ma place, marquer et aider l’équipe.

Quelles sont les principales différences entre la Ligue 1 et la Ligue 2 ?

Il y a une vraie différence. En Ligue 1, le niveau technique est plus élevé, les joueurs sont très forts balle au pied. En Ligue 2 aussi il y a de bons joueurs, mais c’est plus physique, avec plus de duels. Je suis encore en période d’adaptation, mais je progresse. Pour l’instant, je m’en sors bien.

Quel défenseur t’a posé le plus de difficultés cette saison ?

Pour l’instant, je ne crois pas en avoir vraiment rencontré. Mais lors de mon tout premier match, je n’étais pas à 100 %, encore en adaptation. En Ligue 1 comme en Ligue 2, il y a de très bons défenseurs, donc forcément un jour je tomberai sur quelqu’un de coriace (rires). Même contre Lyon, d’ailleurs, j’avais marqué mais le but a été annulé pour hors-jeu.

Bien sûr. Porter le maillot du Sénégal serait une immense fierté. C’est l’un de mes rêves et l’un de mes objectifs. Seul le travail paye. Je vais continuer à travailler très dur pour mériter une sélection. J’espère rejoindre la Tanière bientôt.

Tu es aussi passé six mois au Standard de Liège. Comment ça s’est passé ?

C’était compliqué. Ils m’avaient repéré lors d’un tournoi à Ouakam. J’ai signé la veille de la fin du mercato pour six mois renouvelables. Ensuite, il y a eu des soucis administratifs : je suis rentré à Dakar, puis deux mois après je suis parti faire des essais à Lyon. À Liège, ils me voulaient, mais le directeur sportif qui m’avait fait venir a été limogé. Je m’entraînais avec l’équipe, mais je ne jouais pas.

Qu’est-ce que tu retiens de ton passage à Lyon ?

Lyon m’a aidé à tourner la page après la période difficile au Standard. J’y ai appris énormément, autant sur le plan professionnel que personnel. Ça m’a relancé et redonné confiance.

Peux-tu revenir sur ton parcours de jeune joueur ?

J’ai commencé tout petit au centre Pape Bouba Diop à Rufisque avec le coach Gadio. Ensuite, il nous a emmenés faire des tests à DSC, où j’ai intégré le centre. C’est le seul club que j’ai connu à Dakar. J’y suis resté douze ans, des benjamins jusqu’aux seniors.

À DSC, j’étais formé comme avant-centre, mais en Ligue 1 sénégalaise je jouais aussi numéro 10. En Europe, j’ai commencé à évoluer sur les côtés. Comme tout joueur professionnel, j’ai dû m’adapter.

Tu commences à penser à la sélection ?

Bien sûr. Porter le maillot du Sénégal serait une immense fierté. C’est l’un de mes rêves et l’un de mes objectifs. Seul le travail paye. Je vais continuer à travailler très dur pour mériter une sélection. J’espère rejoindre la Tanière bientôt. La CAN approche et je souhaite que le Sénégal la remporte. Après, il y a aussi une Coupe du monde qui arrive. Pour l’instant, je reste concentré sur le championnat.

Comment imagines-tu ta première sélection ?

Je pense que je serai très heureux, avec ma famille et mon entourage. Pour une première sélection, je ferai tout pour ne pas décevoir. Je donnerai tout pour le Sénégal, le pays qui m’a vu naître et grandir.

Entretien réalisé par Ndèye CAMARA

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