CAN U20 – Cheikh Tidiane Thiam : « Ce n’est qu’un début, on va monter en puissance »
Buteur lors du match nul (1-1) entre le Sénégal et la Centrafrique pour la première journée du groupe C de la CAN U20, Cheikh Tidiane Thiam s’est exprimé en conférence de presse. Élu homme du match, le Lionceau a analysé la rencontre avec lucidité, entre satisfaction partielle et volonté d’amélioration.
Une performance mitigée mais prometteuse
Pour Thiam, le résultat n’est pas totalement décevant, même s’il aurait préféré une victoire : « Il y a des choses positives à retenir, mais aussi des points à améliorer. Ce n’était pas un mauvais match dans l’ensemble. On s’est procuré des occasions, il nous a juste manqué un peu de réussite et d’efficacité. »
Le but encaissé en fin de match, selon lui, reflète aussi les aléas du football africain : « On encaisse un but venu de nulle part, mais c’est ce qui fait la particularité du football. »
Une pression maîtrisée et des bases solides
Questionné sur la pression entourant l’équipe, Thiam a répondu avec sérénité : « Je ne pense pas qu’il y ait une pression négative. Elle est positive. On a eu un peu de mal à mettre du rythme au début, mais on a mieux fini et on a réussi à marquer. Je pense qu’on va monter en puissance. »
Il met en avant le travail réalisé à l’entraînement, notamment sur les coups de pied arrêtés : « Ceux qui assistent à nos séances savent qu’on travaille beaucoup les phases arrêtées. Ça peut débloquer des matchs. Aujourd’hui, ça n’a pas suffi, mais on va corriger. »
Une génération expérimentée malgré l’âge
Cheikh Thiam rappelle que plusieurs membres de l’effectif ont déjà disputé des compétitions internationales, un atout précieux pour gérer ce type de tournoi : « La colonne vertébrale de cette équipe a déjà connu la CAN ou une Coupe du monde U17. Ce n’est pas une découverte pour nous. On n’a pas eu la victoire qu’on voulait, mais prendre un point, ce n’est pas mal non plus. Ce qui compte, c’est le bilan final. »
Un titre individuel accueilli avec humilité
Élu homme du match, le jeune joueur reste modeste : « C’est un travail d’équipe. D’autres auraient pu être choisis. J’ai eu la chance d’être désigné, mais je vais continuer à travailler. Ce qui compte, c’est de mouiller le maillot et de se donner à fond. »
Un avertissement sur la montée du niveau africain
Enfin, il a tenu à rappeler que toutes les équipes africaines progressent et qu’aucun match n’est gagné d’avance : « Il n’y a plus de petites équipes en Afrique. Tous les pays investissent. La Centrafrique avait beaucoup de binationaux, cela montre qu’il y a du travail en amont dans toute l’Afrique. »
Khadim DIAKHATÉ







